Alarme : ATTENTION, ATTENTION ! INTRUS DÉTECTÉ DANS LES QUARTIERS DE HAUTE SÉCURITÉ ! ATTENTION, ATTENTION ! TOUT LE PERSONNEL EST REQUIS !
Hell Angel : Oui, bon, ça va, on a compris ! Pas la peine de le répéter.
SSBMboss : Dis, Hell, je pense qu’elle ne t’entend pas.
Pendant ce temps, Elvish observait attentivement les barreaux de la cellule, où le wok avait frappé.
Hell Angel : Je suis pas un débile, roh. Je le sais, c’était juste révorique.
SSBMboss : C’est rhétorique qu’on dit.
Hell Angel : Cesse de me donner des leçons !
SSBMboss : Il faut bien, sinon qui le fera ?
Hell Angel : Bah, je sais pas…
SSBMboss : Ca aussi c’était rhétorique.
Hell Angel : Je le savais !
SSBMboss : Non, tu ne le savais p…
Elvish : SILENCE. J’essaie de me concentrer. C’est pas parce que vous êtes incapables de faire quoi que ce soit d’utile que je dois forcément en pâtir. Vous continuerez votre dispute plus tard.
Hell Angel : Mais…
Elvish : Il n’y a pas de « mais » ! Maintenant taisez-vous !
Ses deux compagnons n’eurent d’autre choix que de s’exécuter devant son regard massacrant. Il se repencha alors sur le mystère des barreaux.
Elvish : Voyons, si je donne un coup ici…
Il frappa légèrement sur un des barreaux qui avaient été sectionnés. Le bout de métal vola alors en éclat, et tout le reste, du sol au plafond, s’effondra au sol dans un fracas sonore.
Hell Angel : Au secours ! On l’a tellement énervé qu’il est devenu surpuissant !
SSBMboss et Elvish le regardèrent alors d’un air excédé.
SSBMboss : Parfois, on pourrait vraiment croire que tu le fais exprès.
Hell Angel : Quoi donc ?
SSBMboss : Non, rien.
Hell Angel : Si, dis !
SSBMboss : Non j’ai dit.
Elvish leur jeta une fois de plus son regard massacrant, ce qui les stoppa net dans ce nouveau début de discussion stérile.
Elvish : Bien, si vous avez fini, j’aurais besoin de votre aide pour exploser ces barreaux. Je ne peux déjà plus me souvenir de ce qui se passait avant d’entendre cette alarme, mais il y a une chose dont je suis sûr : autant concentrer le bruit une bonne fois pour toutes, ça réduira les risques qu’on nous entende.
SSBMboss : Ou alors ça augmentera le volume et ça nous fera tous repérer.
Elvish : Une fois de plus, tu as une meilleure solution ?
SSBMboss : Non…
Elvish : Alors allons-y.
Les trois compagnons s’exécutèrent à la tâche. Ils s’approchèrent des barreaux et poussèrent dessus, ce qui provoqua le même effet que quelques instants auparavant. En quelques instants, la moitié de la grille de la cellule était partie en éclats dans un vacarme assourdissant.
Hell Angel : Aïe. Je vais avoir un déficit auriculaire pour la fin de mes jours.
SSBMboss : C’est « auditif », andouille.
Elvish : Bon, on y va, ou on se dispute jusqu’à ce que quelque chose arrive ?
SSBMboss : Non non, on y va, on y va…
Et ils se mirent en marche dans la pénombre du couloir, à la recherche d’un quelconque moyen de sortir. Ils ne tardèrent pas à atteindre une extrémité, où se trouvait une porte.
SSBMboss : Attendez !
Elvish : Quoi encore ?
SSBMboss : Il y a du bruit derrière cette porte.
Hell Angel : Pour une fois, il a raison !
SSBMboss : Oh toi… !
Elvish : Ca suffit ! Effectivement, il y a du bruit. Et alors ?
SSBMboss : Bah alors on va pas passer, sinon on va se faire voir.
Elvish : Je dois te faire un dessin ?
Hell Angel : Oh oui ! Un dessin !
Elvish se passa la main sur le visage, soupirant.
Elvish : Ecoute, c’est simple : on ne sait pas ce qui nous avait enfermés là, parce que même si on l’a su, la personne n’est plus là, donc on ne peut plus s’en souvenir. Mais ça va certainement revenir une fois que la cause de tout ce bruit sera partie. Donc autant profiter de la diversion faite par cette même cause pour se faufiler en douce vers l’extérieur. Capito ?
Hell Angel : Ah oui, je vois… C’est tordu quand même.
Elvish : Non, c’est pas tordu, c’est tout simple : on fonce, et c’est tout.
Hell Angel : Vu comme ça…
Elvish posa la main sur la lourde poignée métallique de la porte en bois.
Elvish : Prêts ?
Hell Angel : Euh…
SSBMboss : Oui !
Elvish : Alors on y va !
Et il ouvrit la porte. De l’autre côté régnait un capharnaüm épouvantable : Kamina courait en tous sens, son pistolet dégainé, comme une poule qui aurait été décapitée, suivi par Hénios, qui brandissait son wok et causait par-ci, par-là des entailles dans les murs. La cause de toute cette agitation restait, quant à elle, introuvable.
Hénios : Il est où ? Tu l’as vu ? C’est qui ? Qu’est-ce qu’il fait ici ?
Kamina : Héééééé… pas si vite, je sais pas répondre à toutes ces questions à la fois !
Hénios : Ok, je reprends. Il est où ?
Kamina : Je sais pas.
Hénios : Tu l’as vu ?
Kamina : Je sais pas.
Hénios : C’est qui ?
Kamina : Je sais pas.
Hénios : Qu’est-ce qu’il fait ici ?
Kamina : Euh… il… euh… je sais pas !
Hénios : Ton pendentif est toujours fonctionnel ?
Kamina : Bah oui !
Hénios : Alors tu pouvais arriver à répondre à toutes ces questions en une seule fois, vu que la réponse était la même pour les quatre !
Kamina : Ah… oui, c’est vrai…
Pendant ce temps, Elvish, SSBMboss et Hell Angel tentaient de se faufiler discrètement sous leur nez pour se diriger vers ce qui semblait mener vers une possible entrée… ou du moins ils le croyaient.
Kamina : Hey, boss. Qu’est-ce qu’ils font là eux ?
Hénios : Oh, c’est rien, ce sont juste les prisonniers qui s’évadent…
Il resta un instant à fixer le vide, en proie à une sorte de doute.
Hénios : LES PRISONNIERS S’ÉVADENT ! ATTRAPE-LES ! RÃ"TIS-LES ! POMME DE TERRE ! CHAPELURE !
Kamina : Hein ? Quoi ?
Hénios : Non, rien, oublie ça… MAIS RATTRAPE-LES !
Kamina : Mais… ils ne sont déjà plus là…
Hénios : QUOI ?! Bon… il faut que je m’occupe de tout moi-même, je vois.
Il leva son wok en l’air d’un air guerrier et s’encourut à la suite des trois compagnons. Pendant ce temps, ce même trio continuait à s’enfuir en parcourant de longs couloirs semblables les uns aux autres dans ce qui paraissait un dédale sans fin. Ils s’arrêtèrent finalement à un croisement, épuisés et à bout de souffle.
SSBMboss : Je peux pas… aller… plus loin…
Elvish : Oh… encore un… effort… non mais…
Hell Angel : Oh… des moutons… roses !
Et il s’effondra sur le sol de grès.
Elvish : Manquait… plus que ça.
SSBMboss : Il est… fragile… je sais… mais c’est… pas… sa faute…
Elvish : M’en fous… on a pas… le temps…
SSBMboss : Ca va, je commence… à reprendre mon souffle.
Elvish : Moi aussi.
Hénios : Juste… à point.
Il venait en effet d’apparaitre à l’autre bout du couloir, l’air tout aussi essoufflé. Mais aussi relativement énervé.
Hénios : V…ous m’…av…ez fait… courir dans ces… cou…loirs.
Elvish : Hé, Hénios, tu mets pas tes souffles au bon endroit.
Hénios : Ah oui, pardon. Vous… m’avez fait courir… dans ces couloirs… C’est mieux comme ça ?
Elvish : Oui. Mais où est la touche dramatique ?
Hénios : J’y arrivais, roh ! Vous m’avez fait courir dans ces couloirs, vous allez payer !
SSBMboss : Désolé, j’ai pas mon portefeuille sur moi.
Hénios : Raaaaaaaaaah !
Et il lança son wok-poêle tel un boomerang le long du couloir. Le dit ustensile ne manqua pas d’éroder les murs au passage avec sa poignée, porté par la violence qu’on lui connaissait.
??? : A terre !
Elvish et SSBMboss s’exécutèrent sans poser de questions, Hell Angel étant déjà à terre. L’arme passa juste au-dessus d’eux et s’écrasa dans le mur derrière. Les deux aventuriers ne prirent pas le temps de vérifier la réaction d’Hénios, attrapèrent leur compagnon une fois de plus inconscient et s’empressèrent de suivre le mystérieux inconnu qui les avait sauvés. Ils parcoururent une fois de plus de nombreux couloirs identiques et labyrinthiques avant d’arriver dans un vaste hall d’entrée.
??? : Bien, sortez, je le retiens.
SSBMboss : Mais… et vous ?
??? : Ne vous inquiétez pas pour ça.
Ils s’exécutèrent, laissant leur sauveur seul, à l’intérieur du château.
Kamina ne tarda pas à arriver dans le hall et à brandir son pistolet, comme à son habitude.
Kamina : Ne bouge plus, tu es fait comme un rat !
??? : Je ne crois pas.
Kamina : Ah oui, et comment ça ?
??? : Eh bien, tout d’abord, ton pistolet n’est pas chargé. Et puis de toute façon, même si tu le chargeais, ça me laisserait le temps de me jeter en arrière, de passer cette porte et de te la fermer au nez.
Kamina : Froussard.
??? : Non, c’est juste que je ne me suis pas tapé tout le château pour mourir ou me faire capturer maintenant.
Hénios : Pourtant, il va bien falloir t’y résoudre.
Le Sous-Commandant entra à son tour dans le hall, son wok à la main, lui aussi comme toujours.
??? : Original, de se battre avec un ustensile de cuisine.
Hénios : Oui, je trouve aussi. Mais bon, vas-y, évade-toi.
Kamina : Hein ? Qu’est-ce que vous dites, boss ?
Hénios : Tu as bien compris. Qu’il s’évade. De toute façon, il a été filmé sur tout son parcours dans ce château et ses petits amis aussi. Il nous suffira d’analyser la bande pour pouvoir avoir un portrait robot d’eux. Et puis, quand le Commandant rentrera et verra ça… ils feront moins les fiers. Alors qu’ils partent.
Kamina : Ok. Si vous le dites, boss. Je repars travailler dans ce cas.
Hénios : Je pense aller faire de même. (À l’inconnu.) Nous nous reverrons bien plus vite que tu ne le penses, et cette fois-là, ne compte pas sur moi pour te ménager.
Il se retourna, ainsi que son sous-fifre, et tous deux retournèrent à leurs affaires. L’autre sortir du château, retrouver les deux aventuriers et le perpétuel inconscient qui attendaient devant les marches de l’entrée.
??? : Bien, je vais vous conduire en lieu sûr.
Elvish : On n’a pas besoin de votre aide.
SSBMboss : Bien sûr que si ! Ne l’écoutez pas ! Moi c’est SSBMboss, lui c’est Elvish et l’autre endormi là-bas c’est Hell Angel.
??? : Enchanté. On me nomme Cort.