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Histoires Mordziennes

9757 messages dans Discussions.

Grade de Elvic (DémoniMembre Ultime)

Elvic DémoniMembre Ultime

22/10/2010 à 18:52 Hors ligne #8942

Tu y seras.
Grade de Pif-Oeil Fox (Nouveau Membre)

Pif-Oeil Fox Nouveau Membre

22/10/2010 à 20:51 Hors ligne #8943

Ouaaaaais, moment trash de torture assuré les djeunz. =D
Grade de Elvic (DémoniMembre Ultime)

Elvic DémoniMembre Ultime

22/10/2010 à 21:01 Hors ligne #8944

Il a enfin compris :mrgreen:
Grade de bouh00 (Gardien)

bouh00 Gardien

22/10/2010 à 23:45 Hors ligne #8946

C'est surtout que s'il te tue tout de suite, il tue aussi une partie du suspens.
A quelle sauce Pif va-t-il être mangé ? :mrgreen:


J'ai lu, j'ai bien aimé, comme toujours en fait. J'essayerai de repartir à la chasse aux indices cette semaine je pense.
Grade de Requiem (AngiMembre Ultime)

Requiem AngiMembre Ultime Auteur

23/10/2010 à 19:06 Hors ligne #8947

Tous les liens de BPR et Visitors sont disponibles en page 404.

Légendes du Mordz : CREATORS

[Chapitre 01] : Derrière les lignes ennemies


La nuit était tombée depuis longtemps sur le royaume du Mordz. La lune, pleine et ronde, étendait à présent ses pâles rayons sur les rues désertifiées de la capitale, plongeant la citée dans une semi-pénombre. De longues ombres s’étendaient tels des monstres immobiles et immuables. Pourtant, deux d’entre elles, les plus petites de toutes, se mouvaient lentement, puis se fondaient dans une ombre plus vaste avant de reparaître sous la clarté de la lune un peu plus loin.
Ces deux ombres se dirigeaient vers le palais. Celui de son Altesse Sérénissime Césarium Might, le tyran qui régnait sur le Mordz depuis onze longues années.
Ces deux ombres n’étaient pas n’importe quelles ombres. Non. Elles étaient investies d’une mission. Une mission sacrée : renverser le roi despotique.
L’une des ombres, celle qui était la plus grande et la plus imposante, leva le poing. L’autre s’arrêta instantanément, silencieuse, ombre parmi les ombres. Elles restèrent immobiles pendant de longues minutes, à peine pouvait-on entendre le bruit de leur respiration.
Enfin, au bout de ce qui sembla une éternité, elles se remirent en marche et arrivèrent bientôt sous les hauts murs qui entouraient le palais et ses jardins. La grande ombre siffla trois fois.
Venant de la terrasse au-dessus du mur d’enceinte, une troisième ombre émergea des ténèbres. Cette ombre, la plus petite des trois, déroula silencieusement une corde dont l’extrémité vint pendouiller juste au-dessus des deux autres. Elles grimpèrent en vitesse le long de celle-ci et rejoignirent en quelques instants leur acolyte.
- Vous avez la bombe ? demanda la petite ombre qui était habillée à la mode trashalienne.
- Ouais, on va tout faire péter.
La grande ombre resta silencieuse un moment, le visage crispé, levé vers le ciel, comme un loup reniflant une odeur dans l’air. Ses compagnons semblèrent soudain soucieux.
- Il y a quelque chose qui cloche ?
La grande ombre hésita un instant puis secoua la tête.
- Non… Non. C’est sûrement mon imagination. Ne perdons pas de temps. Tout doit être en place avant le lever du soleil.
La petite ombre sortit des vêtements du sac qu’il portait en bandoulière. C’était des habits typiquement trashalien. Ils s’empressèrent de les enfiler puis pénétrèrent par une porte latérale dans l’immense palais.
Les trois ombres marchaient silencieusement dans les longs et tortueux couloirs du château quand elles entendirent des bruits de pas. Elles se cachèrent dans un recoin quand une patrouille de gardes passa à proximité. Elles avaient évité de justesse de se faire découvrir. Mais cette patrouille était bon signe. Cela voulait dire que la relève venait juste d’être prise. Elles avaient plusieurs heures devant eux avant que d’autres gardes ne passent par là. Les ombres reprirent leur route dans le dédale qui s’ouvrait à leurs pieds.
Enfin, les compères arrivèrent devant une porte de métal protégée par deux soldats armés jusqu’aux dents. Pour passer, elles n’avaient pas trente-six solutions. Elles devaient se débarrasser de ces deux gêneurs. La grande ombre s’avança alors dans le couloir, révélant son visage à la lumière des torches accrochées au mur.
Surpris, les gardes dégainèrent leurs épées.
- Qui va là ? demandèrent-ils inquiets.
- J’y suis un ambassadeur trashalien. J’y vous demande de m’y laisser passer.
- Désolé mon gars, répondit un des gardes. Tu n’as aucun droit d’être ici, cette zone est soumise à un contrôle très strict.
- Très bien. Je vais m’expliquer plus clairement. Je suis celui qui vient apporter un vent nouveau sur le Mordz… Laissez-moi passer où il vous en cuira.
- Hein ? T’es un petit rigolo toi ! Trashalien ou pas, tu vas nous suivre bien gentiment à la caserne. Le Capitaine de la Garde Prétorienne décidera de ton sort.
- Désolé mais je n’ai aucune intention de suivre aucun de vous, répliqua la grande ombre sans bouger.
- Ca suffit maintenant, insolent ! Tu vas tâter de mon épée.
Les deux gardes, épées levées, se dirigèrent vers l’intrus apparemment désarmé. Celui-ci soupira avant de laisser tomber ses bras le long de son corps.
- Vous ne me laissez guère de choix, dit-il d’un air ennuyé.
Il n’eut pas d’éclair flamboyant ni de bruit retentissant. Simplement le léger sifflement de l’air glissant sur le métal. La grande ombre ne fit qu’un pas, un seul. Une seconde plus tard elle se trouvait dos aux deux soldats qui s’effondrèrent lentement dans une gerbe de sang qui éclaboussa les murs et le sol.
L’intrus, couvert du sang de ses victimes, étaient à présent le seul debout. Dans sa main, se tenait une garde d’épée mais bizarrement il n’y avait pas de lame au bout de celle-ci. Pourtant, du sang ruisselait là où il aurait dû s’en trouver une. Le liquide rouge flottait comme par enchantement au-dessus du sol.
Il n’y avait qu’une seule chose capable d’un tel prodige. C’était la légendaire épée invisible. Celle que l’on nommait Hina.

Le Winner redressa la tête. Du sang avait quelque peu éclaboussé son visage et il s’empressa de l’essuyer du revers de sa manche. Dans sa main, Hina vibrait encore. L’effusion de sang l’avait excitée. Il secoua la tête en la rangeant dans l’étui attaché dans son dos. Il n’avait pas besoin de la nettoyer, Hina absorberait le sang qui la maculait et elle serait bientôt aussi propre que le jour où on l’avait forgée.
Ses deux amis qui étaient restés dans l’ombre jusqu’au dénouement du combat éclair ne tardèrent pas à le rejoindre.
- Tu les as quasiment coupés en deux de haut en bas ! s’exclama Zenight en contournant du mieux qu’il pouvait l’énorme flaque de sang qui s’était formée dans le couloir déjà sordide.
- J’ai encore un peu de mal à contrôler ma force…
Ce n’était pas tout à fait exact. En réalité, le Winner arrivait très bien à maîtriser sa force. En revanche, c’était celle d’Hina qu’il ne parvenait pas à contrôler. Car Hina était certes une épée redoutable, mais elle était maudite.
Hina avait un pouvoir obscur encré en elle qui consumait petit à petit son porteur. Elle se nourrissait de son âme jusqu’à n’en laisser plus aucune trace. Le porteur lui devenait alors inutile et elle en choisissait un autre, une âme pure de préférence, pour en faire l’esclave de sa volonté. De l’ancien porteur, il ne restait rien qu’une coque vide dont le seul objectif était de récupérer l’épée et la puissance qui était jadis sienne.
Le Winner n’avait donc pas choisi ce fardeau. Il lui avait été imposé et chaque jour il devait résister à l’attraction toujours plus envoutante de l’épée et ne l’utiliser qu’en cas d’extrême urgence.
Pourtant, Hina lui était pour le moment aussi utile qu’il l’était pour elle. En effet, elle lui conférait la force de vaincre ses ennemis, et seul Bibou, l’extralucide savait à quel point il en avait besoin !
Le détenteur d’Hina s’ébroua. Ce n’était pas le moment de traînasser. Leur mission ne devait pas échouer. Renverser le roi du Mordz ne serait pas chose aisée, faillir à la première phase du plan n’était pas une option.
Avant de refermer la lourde porte derrière lui, le Winner jeta un dernier coup d’œil dans les ténèbres du profond couloir. Se pouvait-il que ? Non. C’était seulement son imagination. Il tira la porte qui se verrouilla dans un sinistre grincement.
Lorsqu’il se retourna, il se trouvait dans une luxueuse pièce ronde richement éclairée. Rien à voir avec l’espèce d’allée glauque qui la précédait. Le sol était recouvert d’un tapis rouge brodé d’or, les meubles luisaient sous la lueur des bougies qui reposaient sur l’immense lustre de cristal qui pendait du plafond.
- Mazette ! s’écria son plus jeune compagnon. On ne se refuse rien dit donc !
- Bah, on est dans ses appartements, tu t’attendais à quelque chose de crade ?
- Non… Mais quand même ! Je comprends où vont mes impôts maintenant !
- Tu ne payes pas d’impôt, Pif… répliqua Zenight en éclatant de rire.
Pif fit la grimace.
- Façon de parler.
- Trêve de bavardage ! les interrompit soudain le Winner. On n’est pas là pour glandouiller. On doit trouver la chambre avant que la relève ne se pointe et découvre ce que j’ai fait aux deux autres.
- A vos ordres, patron, marmonna Zenight en se dirigeant vers la porte la plus proche imité par Pif.
Le Winner regarda un instant son bras droit s’affairer, un sourire mélancolique vint se peindre sur son visage. Zenight avait un caractère un peu spécial mais il était un bon ami. C’était lui qui l’avait aidé à s’en sortir après le Battle Patates Royale...
Le Battle Patate Royale, ou BPR, était un jeu sadique auquel s’adonnait Might. Le principe consistait à rassembler seize mordziens sur une île déserte et à leur donner chacun une arme. Les « joueurs » avaient alors trois jours pour s’entretuer jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un, déclaré le Winner du BPR. En revanche, s’il restait plus d’un survivant à la fin du temps imparti, alors tous mourraient.
Il y avait participé contre sa volonté l’année précédente et c’était comme cela qu’il avait pris le titre de Winner. C’était un souvenir douloureux car il y avait vu certains de ses amis mourir sous ses yeux. D’autres étaient tout simplement devenus fous et tentaient à tout prix de sauver leur peau. S’il avait survécu ce n’était que par un nombre incalculable de hasards et d’improbabilités.
Il avait fait face au porteur d’Hina. Il aurait dû mourir à cet instant mais l’épée en avait décidé autrement. Elle l’avait choisi, lui, un être insignifiant à peine capable de se battre. Ganon, l’ancien porteur, d’Hina avait péri et le Winner était devenu le nouveau porteur.
Voilà pourquoi il était toujours là. Il n’était pas sûr que cela soit une bénédiction car il devait à présent se rappeler de ce carnage pour le restant de ses jours, comme le souvenir pesant d’un rêve agité.
Might avait foutu en l’air sa vie. Mais ce n’était pas seulement pour se venger qu’il voulait mettre un terme au règne sans pitié du souverain du Mordz. Might était un tyran qui opprimait son peuple, jouait à des jeux mortels avec ses sujets, torturait les pauvres âmes faisant preuve d’un peu de créativité. La croisade du Winner était juste. Might devait être stoppé – Hina aiderait le Winner dans sa tâche. Par la volonté des choses, le pouvoir devait arrêter le pouvoir.
Un courant d’air froid vint caresser le dos du Winner, le faisant frissonner. Il tourna lentement la tête. Le hall derrière lui était vide mais la lourde porte de métal était entrouverte. Il fronça les sourcils. Il était pourtant sûr de l’avoir verrouillée. Quelque chose n’allait pas, il le sentait. Cette sensation, ça ne pouvait être que l’effet de son imagination…
Le Winner lança un regard circulaire tout autour de lui. Zenight et Pif avaient disparu dans l’un des nombreux couloirs de l’immense pièce, probablement à la recherche de la chambre à coucher. Il était donc seul. Alors pourquoi donc se sentait-il observé ? Pourquoi ce mauvais pressentiment qui l’avait envahi lorsqu’il avait pénétré dans le palais persistait à le tourmenter ? Comme un écho lointain d’un passé qu’il voulait oublier.
Il laissa traîner son regard sur les escaliers en colimaçon qui menaient aux étages supérieurs des appartements. Levant lentement les yeux vers le sommet, c’est là qu’il le vit. Hina se mit à vibrer dans son dos tandis que son sang se glaçait. Ses yeux s’exorbitèrent et sa mâchoire faillit se détacher.
- Impossible… Tu es mort.
- Vrai. Mais tel un phénix, je renais de mes cendres pour récupérer ce qui me revint de droit.
Certes il paraissait plus âgé et – léger détail esthétique – la moitié de son organisme avait été remplacé par des plaques de métal et des articulations bioniques rendant son identification plus difficile mais il n’y avait pas de doute possible à la vue du regard, ce regard… Il n’y avait qu’une seule personne capable d’un tel regard. Malgré les évènements qui s’étaient déroulés depuis la dernière fois qu’il l’avait vu, son ennemi conservait cet aura sombre autour de lui. Aura qui était d’autant plus amplifié par tous les changements infligés à son corps.
- Mon dieu, Ganon. Mais qu’est-ce qu’ils t’ont fait ?
Dans le dos du Winner, Hina hurlait de faim.

Zenight ouvrit une énième porte et se retrouva face à un placard regorgeant de robes, jupons, corsets et autres tenues toujours plus froufroutantes. C’était le troisième ! Pif avait raison. Voilà où allait les impôts dont Might écrasait les mordziens. Lui et ses proches vivaient dans le luxe tandis que des milliers de ses sujets étaient maintenus dans un état de précarité avancée. Et la politique menée par Might n’aidait en rien à y remédier.
Voilà pourquoi Zenight avait choisi de se joindre avec le Winner au mouvement révolutionnaire initié par Big Mama. Ils avaient les mêmes objectifs, les mêmes vues sur un monde nouveau et prospère. Un monde sans guerre ni conflit.
Pif, qui le suivait de près, était leur toute dernière recrue dans l’armée révolutionnaire dont l’objectif était de renverser le roi du Mordz. Pif était un mordzien qui avait migré en République Trashalienne peu de temps auparavant pour rentrer au service de la Chambre des Députés. Il ne se trouvait ici que parce qu’une délégation trashalienne se trouvait actuellement dans le palais. Le Winner avait sauté sur cette occasion inespérée pour infiltrer les lieux.
- Elle se trouve où cette foutue chambre à la fin ? Tout ce qu’il y a ici ce sont des vêtements !
Zenight agrippa avec humeur une robe suspendue à un cintre et tira dessus jusqu’à ce le tissu se déchire.
- Du calme, l’adjura Pif. On a besoin de rester zen ou la mission sera foutue.
- J’en ai marre de tourner en rond. Il n’y a rien ici, on ferait mieux de retourner voir où en est le Winner, peut-être qu’il a eu plus de chance que nous.
Zenight s’apprêtait à rebrousser chemin quand Pif l’appela.
- Hey, attends ! Il reste encore une porte au fond. Je vais voir ce qu’il y a l’intérieur.
Le jeune mordzien se dirigea vers ladite porte et tourna la poignée sans ménagement. Zenight allait lui dire de faire attention, qu’on devait toujours suivre un protocole particulier lorsqu’on faisait ce genre de chose, comme par exemple ne jamais rester en plein milieu du passage mais se placer sur le côté, au cas où il y aurait un gugusse planqué derrière prêt à vous trouer la peau. Malheureusement il n’en eut jamais l’occasion. A peine Pif eut-il entrouvert la porte que celle-ci vola littéralement en éclat, propulsant le mordzien en arrière tel un boulet de canon.
- Bordel de… Qu’est-ce que c’était ce que ça ? s’exclama Zenight en tirant son épée.
Pif était tombé non loin de lui, inconscient. Son corps était couvert d’une couche de poussière et ce qui semblait être du sang. Zenight déglutit péniblement. Qui était le malade qui avait bien pu piéger la porte ?
Soudain, émergeant du nuage de débris que l’explosion avait formé, une forme se découpa dans l’encadrement de la porte.
- Bordel mais t’es qui ? lui lança Zenight.
- Bouh !
- Mais t’es con ou quoi ? Je peux te voir ! Ce n’est pas en faisant bouh que tu vas me foutre la trouille !
- Non abruti ! Bouh, c’est mon nom. Je suis Bouh, capitaine de la Garde Prétorienne d’Extermination. Et au nom de son Altesse Sérénissime Césarium Might, votre incursion s’arrête là.
Grade de Pif-Oeil Fox (Nouveau Membre)

Pif-Oeil Fox Nouveau Membre

23/10/2010 à 21:59 Hors ligne #8948

Oh mon dieu que c'est bon. Par contre je t'en conjure, ne tue pas Pif comme une merde face à Bouh pour mettre kamina xD Me manque 230 lordz et je change de pseudo pour Pif-Oeil Fox -_-

Enfin bref, intéréssant ce début xD Mais je suis du côté des trashiens moi? xD
Grade de Elvic (DémoniMembre Ultime)

Elvic DémoniMembre Ultime

23/10/2010 à 23:57 Hors ligne #8949

Excellent.
Je comprends mieux d'où vient le fameux "atwork" mystère qui nous avait tant intrigué à l'époque de Visitors...
Avatar de Le Cacophone

Le Cacophone Nouveau Membre

24/10/2010 à 04:57 Hors ligne #8950

Vos deux histoires sont géniales, tout simplement. Le viol de Pik@ m'a particulièrement touché, surtout du fait qu'elle s'attendait à "me" voir débarquer sur mon cheval blanc pour la sauver. Pauvre petite créature ! Une chance que l'infâme fatalité est venue apporter sa fin inéluctable à cet épisode morbide.
Avatar de Bladeninja

Bladeninja Membre en Mutation

6/11/2010 à 00:38 Hors ligne #8951

C'est du bon, c'est du beau; c'est du PZ.

Cela surroxxe !
Grade de Elvic (DémoniMembre Ultime)

Elvic DémoniMembre Ultime

6/11/2010 à 00:43 Hors ligne #8952

Message édité le 6/11/2010 à 00:44.

Je comptais justement le relancer tiens x)

Quelques spoils sur NHM, un chapitre est à prévoir dans les jours qui viennent.

Spoil :
Grade de Pif-Oeil Fox (Nouveau Membre)

Pif-Oeil Fox Nouveau Membre

6/11/2010 à 00:45 Hors ligne #8953

Ouais bonne nouveeeeeeeeeeeeelle, 2 épisodes de torture avec moooooooi :D

vivement tout ça =D
Grade de Zen' (DémoniMembre Ultime)

Zen' DémoniMembre Ultime

6/11/2010 à 00:56 Hors ligne #8954

Excellent papy Pizede ! =D
Grade de Requiem (AngiMembre Ultime)

Requiem AngiMembre Ultime Auteur

6/11/2010 à 20:51 Hors ligne #8955

Message édité le 6/11/2010 à 21:01.

Légendes du Mordz : CREATORS

[Chapitre 01] : 8940

[Chapitre 02] : L'Arme Ultime


Bouh posa une main sur le sol. A bout de souffle, le capitaine de la Garde Prétorienne d’Extermination regarda son adversaire. Couvert de sueur, le Cornu orange s’appuyait lourdement contre le mur pour ne pas tomber à terre. Lui et Bouh s’étaient battus pendant des heures. Peu de monde aurait pu tenir aussi longtemps et le capitaine de la Garde avait un grand respect pour les gens d’épées. Et, il devait le reconnaître, ce gars-là n’était pas un amateur.
- Quel est ton nom guerrier ? demanda Bouh entre deux bruyantes inspirations.
- Zen… ight.
Bouh en avait déjà entendu parler. Zenight, l’ex bras droit du défunt Requiem. C’était un Cornu venu des lointaines Mortes Terres de Colossin pour s’installer à la Capitale des années auparavant.
Le nom de Zenight avait déjà émergé dans diverses affaires douteuses – notamment celle de l’affaire de trafic de noobs – mais sa renommée avait grimpé d’un échelon quand il était devenu le numéro quatre de la petite bande d’allumés qui se disait être des révolutionnaires. Pour Bouh, ce n’étaient que des foutus terroristes !
- Je savais bien que vous tenteriez un coup foireux ce soir pendant que la délégation trashalienne se trouve ici. Mais vous en prendre à elle… Vous me dégoûtez.
- Ah ouais ? Et obliger des innocents à se massacrer les uns les autres c’est pas dégueulasse ça ?
- Mais de quoi tu parles ?
- C’est ça fait le malin. Comme si tu n’étais pas au courant des jeux sadiques auxquels s’adonne ton bien aimé souverain. Pathétique. Finissons ce combat avant que je ne vomisse.
Bouh se redressa, utilisant sa main au sol pour se projeter avec plus de vitesse contre son ennemi. Leurs armes s’entrechoquèrent dans une pluie d’étincelles, illuminant pendant une demi-seconde les visages des combattants. Leurs traits étaient résolus, aucun des deux ne céderaient. Le combat ne s’achèverait que lorsque l’un d’entre eux arrêterait de respirer… définitivement.

Ganon avait persuadé Bouh de ne pas alerter la garde. Dès que Hina avait passé le seuil de l’enceinte du palais, il l’avait senti. Cependant, Ganon ne voulait pas qu’une tierce personne interfère avec son combat. Les gardes de l’Armée du Soleil auraient été plus gênants qu’autre chose.
Cela faisait maintenant presque trois mois qu’il s’était réveillé dans cette pièce froide et aseptisée où les deux éminents scientifiques qui travaillaient à la botte de Might l’avaient ramené à la vie. La douleur avait été incroyable. Aucun être humain sur terre n’aurait pu supporter cette fulgurante souffrance, comme un feu brûlant le corps de l’intérieur. Heureusement, il n’était plus humain. Plus totalement. Ses derniers souvenirs remontaient au Battle Patates Royale quand Cort, s’emparant d’Hina avec sa gueule, s’était mis à foncer sur lui. Après ça, le trou noir.
Il était donc difficile d’imaginer la terreur que Ganon avait éprouvé quand il s’était aperçu qu’il était sanglé à une table d’opération pendant qu’une douleur effroyable lui vrillait la tête. Mais bien vite, le guerrier qui était en lui avait repris le dessus. Il n’était pas une poupée de chiffon qu’on attachait impunément. Bandant ses muscles, il avait arraché les liens qui le retenaient et s’était redressé en hurlant de rage.
Aussitôt la lumière avait tourné au rouge et un son assourdissant lui avait éclaté les tympans. Cela n’avait fait augmenter la colère de Ganon qui, complétement entré en transe, avait détruit tout ce qui lui passait à portée de main. Les premiers mots qu’il prononça furent :
- Où est MON épée ?
Le guerrier avait passé des années à être contrôlé par l’épée maudite, Hina. Mais celle-ci l’avait délaissé pour un nouveau porteur : Cort. Il ne pouvait supporter un tel affront. Il était Le Dark Ganon, l’épéiste le plus puissant du Mordz. Le simple fait de prononcer son nom faisait trembler les enfants qui se cachaient sous la couette de leur lit.
La rage bouillait en lui, supprimant la douleur. Soudain une porte s’était ouverte dans un chuintement. Ganon s’était tourné pour faire face à l’impudent qui osait se mesurer à lui.
Alors qu’il s’attendait à voir surgir une escouade de soldats gonflé à la testostérone, ce qui lui fit face aurait presque pu le faire rire s’il lui avait encore resté le moindre sens de l’humour. C’était un être maigrelet et au teint blafard – sûrement n’avait-il que rarement vu la lumière du jour. Trônant sur le haut de son crâne, il portait d’énormes lunettes qui ressemblaient presque à des jumelles. Il avait une longue tignasse désordonnée d’une curieuse teinte argenté qui touchaient presque le sol. Deux grosses poches pendaient sous ses yeux rubis comme si l’étrange individu n’avait plus dormi depuis des lustres. De manière générale, son visage était complètement inexpressif.
- J’vais t’dégommer ! avait hurlé Ganon en se remettant de sa surprise en un battement de cil.
- C’est ce que l’on va voir, avait répondu l’autre sur un ton parfaitement neutre.
Le chétif personnage avait osé le défier, déchaînant le courroux du dangereux guerrier ! Ganon l’aurait tué de toute façon mais il prendrait soin de le faire beaucoup souffrir avant que cela n’arrive. Il avait avancé d’un pas et l’étrange bonhomme avait sorti une télécommande avec un unique bouton rouge sur le dessus.
- Tu crois me faire peur avec ta zapette ?
- Ce n’est pas mon intention. Cependant tes actes me forcent à te punir. Arrête immédiatement ou je vais devoir te contenir d’une manière bien désagréable.
- Cause toujours, tu m’intéresses le moucheron !
Et sur ses mots, Ganon s’était jeté sur l’inconnu. Une seconde plus tard, le guerrier s’était retrouvé au sol, son corps se convulsant de manière incontrôlable. Le nabot avait le doigt appuyé sur le bouton rouge de la télécommande.
- Je t’avais pourtant prévenu. En te réparant nous nous sommes assurés que tu puisses rester sous contrôle en ajoutant un système d’urgence à tes circuits.
- Réparer… Mes… circuits ? avait demandé Ganon entre deux convulsions.
- Exactement. Tu es mort il y a neuf mois au cours d’un duel contre Cort. Maître Might a demandé au général Gloom et à moi-même de remédier à ce petit problème. Je ne sais pas quelle est la cause – peut être un effet secondaire d’Hina – mais toute greffe de tissu adipeux c’est achevé par un échec. Il a donc fallu recourir à la méchachirurgie pour en arriver au résultat qui se trouve devant mes yeux. Mais je dois avouer que tu es… décevant. J’espérais ne pas avoir à recourir au système d’urgence, cela abîme tes fibres optiques et tes câbles d’alimentation.
L’inconnu avait relâché la pression qu’il exerçait sur le bouton de la télécommande et les convulsions de Ganon s’étaient arrêtées petit à petit. Le guerrier était complètement lessivé. Il n’avait même plus la force de bouger le petit doigt. Mais ce qui le travaillait le plus, c’était les mots de son tortionnaire.
Respirant de grandes goulées d’air, il rassembla le peu de force qui lui restait pour parler :
- Ça veut dire quoi ce charabia ? Que je suis un foutu robot ?
Le maigrelet s’était mis à toussoter.
- Je préfère le terme entité cybergénétique… Ou cyborg. Ton corps est partiellement synthétique mais ton cœur et ton cerveau restent intacts.
- Putain…
- Je comprends tout à fait que cela doit te faire un choc mais je te prie de surveiller ton langage. Le mot désignant des jeunes filles vendant leur corps contre quelques mordz ne doit pas être utilisé de cette façon.
Ganon avait ensuite ressenti comme des fourmillements dans ses membres. Au bout de quelques instants, il avait réussi à se redresser. Ses yeux c’étaient plantés dans ceux du pâle individu.
- Est-ce que… je suis plus fort ?
L’autre avait simplement hausser les épaules, l’air de s’ennuyer à mourir.
La rééducation avait duré deux mois supplémentaires. Son corps partiellement robotisé avait accéléré le processus de guérison de ses muscles atrophiés. Il avait ensuite intégré la Garde Prétorienne d’Extermination de l’Armée du Soleil à Cinq Branches sous le commandement de Bouh.
Et il avait attendu. Il avait attendu SA venue. Car il le savait, lui et le nouveau possesseur d’Hina étaient amenés à se croiser tôt ou tard. Il le sentait jusque dans sa chair, jusque dans ses os – du moins ce qu’il lui en restait.
Il n’avait pas eu à attendre bien longtemps. En effet, Hina se dressait devant lui, dans la main de son ennemi. Mais ce n’était pas Cort. C’était quelqu’un d’autre. Cela ne le perturba pas. Hina avait tout simplement changé de porteur pendant qu’il était encore dans l’Ailleurs.
L’épée invisible était d’une puissance extrême. Battre son porteur ne serait pas une tâche aisée. Mais grâce au corps parfait que lui avait donné le Dr Klarth, rien ne pourrait lui résister. Et, une fois Hina en sa possession, il tuerait Klarth, détruirait la télécommande du système d’urgence et s’emparerait du monde !
Il serait l’Arme Ultime personnifiée.

Il avait mal partout et il devait être plongé dans le noir car il était persuadé d’avoir les yeux grands ouverts. Pif essaya de se redresser mais une vive douleur lui brûla le côté droit. Au loin, il entendait des bruits de ferraille qui semblaient s’éloigner.
Le jeune mordzien respira calmement, conjurant son corps de bouger. Lentement, très lentement, il se mit sur son séant, inspirant de petites goulées d’air – sinon ses poumons se mettaient à le brûler.
Quand il fut assis, il chercha quelque chose de solide autour de lui. Ses mains ne tardèrent pas à rencontrer un mur. Doucement, il traîna son corps meurtri sur les quelques centimètres de distance qui le séparait du mur. Il ignorait où il était. Le noir total l’empêchait de se repérer et les bruits métallique qu’il entendait plus tôt s’étaient à présent complètement évanouis.
Prenant appui sur le mur, Pif se leva avec moult précautions. Son corps n’était que douleur mais il ne devait pas flancher. Tenant à peine debout, il esquissa trois pas en avant, tout en tâtonnant contre la paroi pour trouver une sortie. Il faisait tellement noir ici.
Au bout de quelques instants il trouva un creux dans le mur qui ressemblait à une porte mais dont les bords étaient irréguliers. Il frissonna. Bien sûr ! Ça lui revenait maintenant.
Le Winner et Zenight. Le palais. Les gardes. Les appartements privés. Le couloir. La porte. Et… l’explosion.
- Mais elle est passée où cette foutue lumière, bordel ? s’écria-t-il en recherchant frénétiquement autour de l’encadrement de la porte la présence d’un interrupteur.
Il le trouva enfin et l’actionna. Rien ne se produisit. Les ténèbres restaient impénétrables. Pif poussa l’interrupteur plusieurs fois d’affilée sans obtenir le moindre résultat. Il ne parvenait pas à comprendre ce qui était en train de se passer. Pourquoi n’y voyait-il donc rien ?
- Arrêtez de jouer avec la lumière. Je veux dormir, fit soudain une voix devant lui.
Elle semblait provenir d’un peu plus loin derrière l’encadrement de la porte. La voix était à la fois douce et ennuyée et appartenait définitivement à une personne très jeune… Etait-ce… ?
Pif n’avait pas envie d’y penser. Quelque chose le préoccupait plus que la mission à présent. Ce que la voix avait dit… Etait-il possible qu’il soit… ? Ses intestins se contractèrent dans son ventre. Il devait vérifier. Dissiper le doute. D’une voix tremblante il dit :
- Salut, je m’appelle Pif. N’aie pas peur je ne te veux pas de mal – c’était un mensonge bien sûr – mais tu peux me dire si la lumière est allumée ?
Pendant une seconde, le cœur de Pif cessa de fonctionner. Le restant de sa vie dépendrait de la réponse. Dans une seconde il saurait.
- Oui, répliqua la voix douce de l’autre côté de la pièce. Oui, elle l’est.
Et l’univers de Pif s’effondra soudainement comme un château de cartes à jouer, balayé par un vent frais. Son corps était à présent au-delà de la douleur, il venait de réaliser une chose qui allait profondément l’affecter. Si la lumière était bien allumée et qu’il n’y voyait toujours rien, ça ne voulait dire qu’une chose…
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Bladeninja Membre en Mutation

6/11/2010 à 20:57 Hors ligne #8956

Baby I LIKE IT ! Come on and give me HM more !
Baby I LIKE IT ! Reading like never before !

Dis-moi, je serais dedans ou pas ?
Grade de Requiem (AngiMembre Ultime)

Requiem AngiMembre Ultime Auteur

6/11/2010 à 21:06 Hors ligne #8957

C'est bien possible, oui.
Grade de Elvic (DémoniMembre Ultime)

Elvic DémoniMembre Ultime

6/11/2010 à 21:13 Hors ligne #8959

Du très bon!
Grade de Pif-Oeil Fox (Nouveau Membre)

Pif-Oeil Fox Nouveau Membre

6/11/2010 à 21:41 Hors ligne #8960

J'ai trouvé un peu plus court non?

Mais c'est très bon, par contre. OMFG non? Je suis aveugle. Pif-Oeil Fox? Nouveaux yeux?

Enfin bon, j'aime beaucoup :mrgreen:
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