Lecture du sujet

Navigation Passlord Forums Discussions Générales Discussions

Histoires Mordziennes

9757 messages dans Discussions.

Grade de Requiem (AngiMembre Ultime)

Requiem AngiMembre Ultime Auteur

25/11/2010 à 20:10 Hors ligne #9121

[Chapitre 07] : L’étrangère venue de loin


Elle était enfin arrivée. Passant par les grandes montagnes au nord-ouest, elle avait traversé le désert des Mortes Terres, parcouru les plaines de la désolation, barbouillé dans la rivière des morts et franchi la forêt aux murmures pour arriver jusqu’ici.
On lui avait raconté monts et merveilles sur la Capitale du Mordz. Elle entendait encore le vieillard lui vanter la démesure des tours luxuriantes qui se dressaient au-dessus des maisons, la majesté des statues des Anciens Dieux, la beauté des fontaines d’or des jardins royaux.
Pourtant, lorsqu’elle arriva elle trouva la cité sale et terne. Les maisons étaient grises et mal entretenues, parfois la jeune femme voyait des yeux luire à travers les fenêtres à demi close des villas en ruine. S’élevant très haut dans le ciel, les tours jumelles du palais ne luisaient presque plus.
Le vieillard qui lui avait raconté tout ça n’avait clairement pas mis les pieds dans la cité depuis plus de dix ans. Pourtant ce n’était pas pour admirer les splendeurs passées de la Capitale que la jeune femme s’était mise en route. Originaire d’un pays bien plus lointain que la Bipie, elle avait sillonné le monde à la recherche de quelque chose qu’elle avait perdu voilà bien des années plus tôt.
Elle flâna dans les ruelles sordides pendant plusieurs heures, cherchant dans ce labyrinthe la taverne qu’on lui avait indiqué. Après avoir fait trois fois le tour complet de la cité, elle finit par tomber dessus.
Une fois encore elle fut surprise par l’état de délabrement dans lequel s’enfonçaient les antiques constructions de la Capitale. Le Shelbar affichait un pauvre panneau à la peinture verte passée. Le « b » était manquant, ce qui expliquait pourquoi elle avait dû faire trois fois le tour avant de tomber dessus.
Elle poussa la porte à battant – à la manière des saloons dans les westerns – et entra à l’intérieur.
Comme tout le reste dans cette fichue ville, le bar était tout aussi crade que sombre. Un nuage de fumée s’élevait au-dessous du plafond car tout le monde à l’intérieur ou presque fumait de gros cigares – probablement illégaux.
La jeune femme alla directement vers le comptoir et s’assit sur l’un des tabourets défoncé.
- Salut, je voudrais un jus de Pourrifeu.
Le barman qui était en train de laver un vieux verre avec un chiffon crasseux leva un œil vitreux vers elle.
- Ça fait quatre mordz.
Quatre mordz ! Ce bar était une arnaque. Elle avait planifié de prendre une chambre ici mais elle n’était pas sûr d’avoir assez d’argent pour tenir bien longtemps.
Le barman plaça un verre devant elle et versa un liquide dont la couleur n’était absolument pas celle du jus de Pourrifeu. Elle fit la grimace et paya son verre. Le barman recommença à essuyer son verre avec son chiffon et ne fit plus du tout attention à elle.
Elle sirota son verre tout en dévisageant les personnes présentes dans le bar.
Assis à côté d’elle, un homme en uniforme de soldat de l’Armée du Soleil semblait cuver son vin. Il y avait également un groupe de trois personnes qui fumaient le cigare dans un coin de la salle. Ils portaient tous un blouson noir avec un symbole bizarre dessiné dessus mais la salle était trop enfumée et sombre pour qu’elle puisse voir lequel. Quelques poivrots comataient également çà et là aux différentes tables. Un gars portant un long manteau marron entra dans le bar et alla s’asseoir dans un coin. Pour une raison qui lui était inconnue, cet étrange bonhomme l’intrigua.
Elle allait le rejoindre pour lui poser quelques questions – elle était là pour ça après tout – quand le soldat assis sur le tabouret voisin sortit de sa torpeur.
- Hey, qu’est-ce qu’on a là ? Tu n’as pas peur de trainer dans ce bar de loosers sans ton copain, poulette ?
Il puait l’alcool. La jeune femme plissa le nez.
- Non, je suis assez grande pour me débrouiller toute seule.
- Ouuh ! C’est qu’elle est teigneuse la petite, répliqua le garde en s’approchant d’elle.
Il avait la face rouge et louchait un peu.
- C’est quoi ton petit nom poulette ?
- La politesse voudrait que vous me donniez le vôtre.
- Ah ! Ah ! C’est vrai. T’es tellement craquante que j’en oublie mes bonnes manières. On m’appelle Ninja, soldat de l’Armée du Soleil à Cinq Branches. C’est à moi qu’il faut s’adresser si jamais tu as un problème. Eh, eh !
- Merci mais je n’ai pas besoin d’aide.
Le garde se lécha les babines en prenant une grande inspiration. Il la dégouttait. Elle voulait partir le plus loin possible de lui pour ne plus avoir à sentir l’horrible odeur qui se dégageait de lui. Elle se leva, prête à filer, quand Ninja lui attrapa le poignet.
- Eh là ! Où tu crois aller comme ça ? On n’a pas fini tous les deux. T’es pas du coin on dirait. On ne fausse pas compagnie au grand Ninja comme ça.
Voilà que le garde se mettait à parler de lui à la troisième personne. Elle avait horreur des personnes aussi imbues d’elle-même, ce qui la mit légèrement en rogne. Elle resta cependant aussi stoïque que possible pour ne pas s’attirer plus d’ennuis. Avec un attardé pareil, nul ne savait à quoi s’attendre.
Le garde se rapprocha encore, jusqu’à frôler la jeune femme. Elle sentit son regard lubrique se poser sur elle. Ses yeux descendirent vers son décolleté. Il saliva.
- Ça te dirait poulette de m’accompagner un moment, le temps qu’on discute en tête à tête ?
- Je suis désolée mais je ne peux pas. J’ai rendez-vous avec quelqu’un à l’autre bout de la ville. Je devrais partir maintenant.
- Ah oui ?
Cette fois Ninja colla complètement son corps contre le sien. Frissonnante, elle sentit la main du soldat se glisser derrière sa nuque et venir se placer sur son épaule. De l’autre main, il l’attrapa par la taille. Dans le bar, personne ne bougea, pas même le barman qui était comme par hasard allé se placer à l’autre bout du comptoir.
- Je croyais que tu te débrouillais toute seule dans la vie, lui susurra-t-il à l’oreille.
Elle frémit. Chaque fois que ce sale type ouvrait sa bouche, la révulsion qu’elle éprouvait pour lui augmentait. Elle se triturait les méninges afin de trouver un moyen de se soustraire à son emprise sans provoquer trop de remous. Mais c’était impossible. Ses bras étaient comme un étau. Sa respiration s’accéléra. Elle la sentait de moins en moins cette histoire.
Le garde continua pendant un moment à jouer avec ses boucles de cheveux, à farfouiller un peu de ses mains les reins de la jeune femme. Au bout d’un moment il lui demanda de se lever.
- Où m’emmenez-vous ? dit-elle de plus en plus nerveuse.
- T’inquiète pas ma poule. Dans un endroit que tu vas a-do-rer.
Ils n’allèrent pas bien loin. Ninja la conduisit, toujours sous la contrainte, par la porte de derrière et ils se retrouvèrent dans une sombre allée. Elle était encore plus sale que tout ce que la jeune femme avait vu jusque-là. Les sacs d’ordure éventrés s’entassaient par dizaines, l’odeur était nauséabonde.
- Viens par-là, dit le soldat en l’emmenant quelques mètres plus loin avant de la plaquer violemment contre le mur. On va jouer un peu tous les deux.
Le soldat commença alors à défaire la boucle de sa ceinture. La jeune femme sût à ce moment-là qu’elle allait y passer si elle ne faisait rien. Elle ouvrit la bouche, prête à crier.
Le coup partit au même moment que son cri et celui-ci fut comme étranglé. Elle sentit sa mâchoire craquer sous le choc. Ninja planta ses doigts sur sa gorge et serra.
- Si tu me refais encore un truc de ce genre, même ta mère pourra pas te reconnaître quand j’en aurai finis avec toi, cracha-t-il d’un air menaçant.
Elle était maintenant totalement paralysée, sans défense face à ce monstre. Des yeux, elle chercha un moyen de se sortir de ce guêpier. Pendant ce temps, Ninja finissait de défaire sa ceinture et de descendre la fermeture de son pantalon.
- Ça va faire mal au début. Mais tu vas finir par t’y faire. Et avec un peu de chance, tu vas y prendre plaisir.
La jeune femme avait de plus en plus de mal à respirer. Des tâches noires apparurent dans son champ de vision. Tout devint flou. Elle sentit quelque chose se coller contre sa cuisse. Ca y est, c’était le moment. Elle ferma les yeux, se mordant les lèvres.
Il y eut comme un coup de tonnerre et Ninja fut expulsé comme un boulet de canon de l’autre côté de la rue. Il tomba sur un tas de sacs de détritus, quelques mètres plus loin. Son corps fumait et de larges brûlures recouvraient son visage.
La jeune femme tomba à genoux, reprenant son souffle avec difficulté. Elle se sentait vidée. La Répulsion consommait beaucoup de son énergie. Elle ne l’utilisait donc qu’en cas d’extrême urgence. Pour se débarrasser des grandes gueules aux mains baladeuses par exemple.
Des étoiles dansaient toujours devant ses yeux, elle avait mal au cœur et la tête lui tournait. Elle finit par vomir le jus de Pourrifeu qu’elle venait juste d’absorber. Ses membres tremblaient encore et elle resta donc à quatre pattes, la pointe de ses cheveux couverte de vomi dans cette allée sombre et sale, un corps carbonisé non loin de là.
Soudain, la porte par laquelle elle et Ninja étaient sortis s’ouvrit à la volée.
- Hey, Ninja ! Le barman m’a dit que t’avais trouvé une poulette. On parta… ?!
L’homme qui venait de sortir ressemblait comme deux gouttes d’eau à Ninja, à ceci près qu’il avait l’air plus sobre que ce dernier. La jeune femme faillit crier d’horreur. Ce n’était pas possible ! C’était un véritable cauchemar cet endroit.
- Saperlipopette ! Qu’est-ce qui s’est passé ici ? demanda le sosie en voyant la jeune femme.
Comme elle ne répondait pas, il fit quelques pas en avant. Son regard se porta alors sur le corps fumant non loin de là. Ses yeux s’écarquillèrent d’horreur.
- Qu’est-ce que tu as fait à mon frère ???
Voilà qui expliquait la forte ressemblance. Il se précipita alors vers Ninja et s’agenouilla à côté de lui.
- Frangin ? Oh, frangin ! Réveille-toi !
Les yeux de Ninja papillonnèrent.
- Crénom de nom ! C’est cette fille qui t’as fait ça ?
Malgré ses blessures, Ninja parvint à articuler quelques mots :
- Cette… garce. C’est une… sorcière… Fais gaffe… Blade.
Et Ninja sombra alors dans l’inconscience. Le dénommé Blade resta un moment à tenir la tête de son frère puis son regard se déporta lentement vers la jeune femme.
Son cœur accéléra dans sa poitrine. Elle était trop épuisée pour utiliser une autre Répulsion. Pire encore, elle pouvait à peine bouger. Inutile de penser à prendre la fuite. Cette fois elle était véritablement prise au piège.
Blade s’avança vers elle. D’une main, il sortit le katana qu’il avait dans son fourreau.
- Devine pourquoi on m’appelle Blade ? lui lança-t-il.
- Parce que tu regardes trop de films sur les vampires black ?
- Tu es une petite rigolote toi. On va voir si tu as toujours envie de faire des blagues une fois que je t’aurai coupée la langue. Et après ça, je vais te faire regretter ce que tu as fait à mon frère.
- S’en prendre à une jeune fille, je n’aurais pas cru que l’Armée du Soleil puisse s’abaisser à ce niveau.
Blade se tourna pour voir qui venait de parler. La jeune femme leva aussi les yeux. C’était le type du bar. Celui qui portait un long manteau marron. Il se tenait là, au milieu de la ruelle, personne ne l’avait entendu arriver.
- Par la barbe de Bibou, t’es qui toi encore ? s’exclama Blade.
- - Je suis la lumière qui s’élève à l’horizon. Je suis la lueur qui vient apporter une fin à la nuit.
- - …
Il n’y avait en effet pas grande chose à ajouter à cette déclaration. La jeune femme qui avait senti un fol espoir l’envahir en voyant l’inconnu surgir s’évanouit en un instant. Qu’est-ce que c’était encore que ce clown ? La Capitale n’était donc remplie que par des allumés ?
- C’est pas ton jour mon gars. Je suis pas de bonne humeur là. Casse-toi ou tu vas ramasser.
- Je n’ai pas l’intention de bouger d’ici. Pas tant que la demoiselle ne sera pas hors de portée de tes sales pattes. Je déteste les gens qui s’en prennent à plus faire que soit. Et une femme qui plus est. Pathétique.
La tirade de l’inconnu finit de mettre Blade en rogne. La main à l’épée, il se jeta sur l’hurluberlu en criant de rage.
L’inconnu glissa une main sous son manteau. Puis, d’un geste ample, il la retira. La jeune femme crut voir une ombre sombre mais elle disparut aussitôt.
La lame de Blade fut arrêtée en pleine course. Un bruit de ferraille retentit comme deux épées qui s’entrechoquent. Pourtant, dans la main de l’inconnu seule la garde d’une épée était visible. Mais d’épée il n’y avait point.
- Damnation ! Nous sommes envahis par les sorciers ou quoi ? Ton tour est impressionnant. Mais on ne m’appelle pas Blade pour rien. A l’épée, je n’ai jamais connu la défaite.
- - Jusqu’à maintenant.
Le combat s’engagea. Les deux épéistes bougeaient à une vitesse impressionnante.
L’inconnu ne se débrouillait pas trop mal. Pourtant, au bout de quelques minutes, il fut évident pour la jeune femme que Blade prenait lentement l’avantage. Il était un peu plus rapide. Un peu plus habile. Beaucoup plus expérimenté.
Si l’étrange personne avait tenu jusque-là, c’était uniquement grâce à l’avantage indéniable que lui fournissait son épée invisible. Ce ne serait pas suffisant.
La pression était à son comble. La jeune femme aurait mieux fait de tenter de fuir pendant que les deux adversaires étaient trop pris dans leur combat pour faire attention à elle. Mais d’une certaine manière, elle n’arrivait plus à détacher ses yeux de l’endroit où aurait dû se trouver cette épée. Elle ne savait pas pour quelle raison mais elle se sentait attirée par elle et par le type qui la maniait. Cette présence lui rappelait… Mais c’était impossible.
L’inconnu reculait à présent sous les assauts répétés de Blade. Il ne tiendrait plus longtemps. La jeune femme essaya enfin de se relever pour fuir. Mais ses muscles refusaient catégoriquement de lui répondre.
Enfin, ce qui devait arriver, arriva. L’inconnu au manteau trébucha et tomba lourdement en arrière. Blade plaça sa lame sous son menton.
- Alors grande gueule, on fait moins le malin maintenant.
Il enfonça légèrement la lame, entaillant son adversaire à terre. Une goutte de sang roula le long de l’épée.
- Tch ! Y a pas de doute c’est bien lui.
- Ouais. Il nous avait dit qu’il valait pas grande chose, mais quand même, je m’attendais à mieux.
Deux nouvelles voix venaient de s’élever. Blade avait l’air de ne plus savoir où donner de la tête. Ca ne devait pas être le jour de chance des deux frères.
Les nouveaux arrivants étaient au nombre de trois. La jeune femme les reconnut à leur manteau. C’était les trois types qu’elle avait croisé tout à l’heure. Ils étaient eux aussi à l’intérieur du Shelbar fumant de gros cigares. La jeune femme put enfin voir l’emblème qui ornait leurs blousons. Deux ailes entrecroisées. Même elle qui venait de si loin en avait entendu parler. Ceux qui géraient les affaires de l’Underground du Mordz : les terribles Bikers.
- Qu’est-ce que vous voulez les cyclistes ? leur lança Blade.
L’un des Bikers s’avança. Il avait le teint grisâtre et les cheveux coupés courts mais semblait à peine être entré dans l’adolescence.
- On voudrait juste récupérer ce gars-là. Tu vois, notre boss a besoin de ce bouseux… en vie.
- Et tu crois que je vais m’incliner bien gentiment alors qu’il m’agressé sans raison ? Tu es bien naïf, Hell.
- Tu ferais bien de recompter, mon gars. On est trois et tu es tout seul. Tu veux tenter ta chance et voir si tu peux en sortir victorieux ? En plus le beau jumeau a pas l’air très en forme. Si j’étais toi je l’emmènerais à l’hosto rapido presto avant qu’il me clamse entre les doigts.
Blade planta ses yeux dans ceux de Hell pendant un instant, semblant peser le pour et le contre. La jeune femme, elle, réussit enfin à se relever. Mais ses jambes la supportaient à peine. Tout ce qu’elle pouvait faire c’était regarder la scène qui se déroulait juste devant elle, espérant que ce cauchemar prenne bientôt fin.
Enfin, Blade dégagea son épée de sous le menton de l’inconnu. Il recula lentement en direction de l’endroit où était allongé son frère. Lorsqu’il passa devant la jeune fille il lui lança:
- On se retrouvera, sois en certaine. La prochaine fois il n’y aura pas toute une tripotée de chevaliers servants pour venir te sauver.
Il releva ensuite Ninja et passa une main sous son épaule avant de partir de l’autre côté de la ruelle, les pieds de son frère traînait sur le sol.
L’inconnu se redressa.
- Pfiou ! C’est pas passé loin.
- A qui le dis-tu, Winner, répliqua Hell en lui tendant la main. Tu as vraiment de la chance que Shadow t’ait reconnu. Pas mal le déguisement.
- Ouais. Merci les gars, je vous dois une fière chandelle.
Celui qu’Hell avait appelé Winner se tourna alors vers la jeune femme.
- Ça va ? Tu n’es pas blessée ?
- Non. Je vais bien. Juste épuisée.
- Impressionnant le truc que tu as fait avec l’autre salopard.
- Merci. Ça s’appelle la Répulsion.
- Oh ! (Il hésita une seconde.) Au fait je m’appelle le Winner et toi ?
La jeune femme hésita à son tour. Elle se sentait bizarrement attirée par cet inconnu au drôle de nom. Ce n’était pas de l’amour certes non. Mais c’était un sentiment qu’elle n’arrivait pas à définir. Et une impression de déjà-vu. Dans les yeux du Winner elle revoyait ceux de l’homme qu’elle était venue chercher.
- Je m’appelle Pika. Pika Robase.
Grade de Pif-Oeil Fox (Nouveau Membre)

Pif-Oeil Fox Nouveau Membre

25/11/2010 à 20:26 Hors ligne #9122

Message édité le 25/11/2010 à 20:31.

C'est une honte de me faire flooder pour psoter à la nouvelle page xDD Sinon pas mal le chapitre ^^


Ofet Bouh, pourquoi demander mon âge? xD
Grade de Pif-Oeil Fox (Nouveau Membre)

Pif-Oeil Fox Nouveau Membre

25/11/2010 à 20:32 Hors ligne #9123

Message édité le 25/11/2010 à 21:21.

Encore un chapitre bien court mes amis, je sais, mais la suite sera plus longue, promis =D

Pif-Oeil Fox VS. the World

Chapitre 1: Le rêve.


Pif se trouvait dans un désert…Un désert tel qu’on les voit dans les westerns, arides, vide. Il n’y avait qu’un cactus rouge et des fissures sur le sol causées à cause de la sécheresse. Pif, lui était accroupit par terre. Il ne pensait à rien, il attendait juste. Il n’aurait su dire quoi.
Quand tout à coup une ombre arrivait à toute vitesse vers lui. Il ne voyait pas bien de quoi il s’agissait, mais peu à peu il pouvait discerner des traits féminins. C’était bien une fille ! Une fille sur des rollers, qui venait à toute vitesse laissant derrière elle un nuage de fumée poussiéreuse. Elle le dépassa, sans prêter attention à sa présence, et continua son chemin à toute vitesse.
C’est à ce moment que Pif sursauta. Il venait de se réveiller.


Pif : Cette fille !

Restless Dream : Quoi cette fille ?

Restless venait à son tour de se lever du même lit.

Watson : Quoi ? Une fille ici ?

Watson aussi venait de se réveiller.

Restless : Non, ne t’inquiètes pas mon chou, ce n’est rien. Rendors-toi. Bon, qu’est-ce que tu as Pif ? C’est encore celle-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom ?

Pif : Non, non, cette fois c’était une autre…

Restless : Onon, pas ta mère ? ºoº’

Pif : Non plus, elle était plus jeune…

Restless : Ta fausse copine lycéenne ?

Pif : Non…Je n’avais encore jamais vu cette fille…

Restless : Bon, tu sais bien que tu resteras à jamais ma petite pute, mais me réveiller moi et Watson juste parce que tu rêvais d’une fille qui n’existe même pas…

Restless, 24 ans, Gay reconnu et colocataire de l’appartement qu’il loue avec Pif.


Pif décida donc de s’endormir à nouveau… Mais avait-il eu à peine de le temps de fermer les yeux (c’est ce dont il avait l’impression) qu’il entendit la sonnette le réveiller.


Driiiing

Restless : Aaah, les saucisses sont enfin arrivées !

Restless ouvrit la porte et récupéra les saucisses qu’il avait commandées.

Pif : Il est qu’elle heure bordel ? T-T’

Restless : 10h30 vieux. Une saucisse ?

Pif : Non merci. Au fait, n’appelle surtout pas ma sœur pour lui dire que je sors avec une fille de 17 ans !

Restless : Non non, t’inquiètes pas.  ;)

Il sortit de la pièce pour aller aux toilettes. C’est alors que le portable de Pif sonna sur la musique du 10eme opening de One Piece.

Pif : Oui ?

Galopa : QUOI ? Tu sors avec une mineure de 17 ans ?

Pif : RESTLESS !!

Restless répondit depuis les toilettes…

Restless : Désole mec… !

Galopa : Pif, t’as pas honte ?

Galopa, 18 ans, serveuse dans un bar. Sœur protectrice.

Pif : Je peux tout t’expliquer…

Galopa : Avez-vous couché ensemble ?

Pif : Non, on se tient juste la main tu sais…

Galopa : Fais très attention grand frère!

Et elle raccrocha violement.

Driiing

La sonnette venait encore de sonner…Pif alla ouvrir et une sorte de bombe humaine se jeta sur lui.

Sheeta : Piiiif !! Tu n’avais pas oublié, ça fait une demie heure qu’on devait se rejoindre sur le boulevard des filles nocturnes !

Pif : Ah, oui… Bien sûr que non, je n’avais pas oublié.

Restless : Tient, salut !

Pif : Tient, je te présente Restless, mon coloc’ gay…

Sheeta : Enchantée. Je suis Sheeta !

Pif : Bon, ba, on y va !

Pif et Sheeta marchèrent pendant quelques heures. Ils était partis jouer dans une salle de jeux d’arcades, et ensuite Sheeta avait besoin de prendre des livres à la bibliothèque.

Pif : Arg, c’est bizarre ici…

Sheeta : Pourquoi tu dis ça ?

Pif : Ba, cette bibliothèque me rappelle quand j’étais encore à l’école…

Sheeta : Et c’est loin cette période non ?

Pif : Je préfère pas en parler en fait…

Mais Pif s’arrêta de suite et resta bouche bée devant ce qu’il voyait à la réception de la bibliothèque. Il y avait une fille, elle était de taille moyenne, elle avait les cheveux roses, un regard froid et des rollers. Sheeta avait remarqué le regard que Pif portait pour cette fille…

Sheeta : Tu la connais ? ^^

Pif : Heu…Oui…On peut dire ça…
Avatar de Kinemu

Kinemu AngiMembre Ultime

25/11/2010 à 20:33 Hors ligne #9124

Requiem => Sympa comme chapitre \o/.
J'ai pas pu m'empêcher de rire en lisant "Pika Robase" xDDDD.
Grade de pogoléon (AngiMembre Evolué)

pogoléon AngiMembre Evolué

25/11/2010 à 21:52 Hors ligne #9125

Bon ben, voilà...


[Chapitre 2] : ''Bonjour, nous sommes à Hyrule.''


Le chapitre 1 est ici -> [Lien externe]
Je vais reprendre mon histoire, pogoléon s' étant calmé...

pogoléon : Le vaisseau ne devrait plus tardé...
Ichrin no Hana : Au fait pogo, pourquoi t' es devenu incontrôlable tout-à-l' heure ?
pogoléon : Bouh00 m' avait bien poussé à bout... (notez le jeu de mot)
Olwé : Service postal, c' est bien vous qui avez demandé un vaisseau spatial ?
pogoléon : Oui... Voici vos 160 lordz.
Olwé : Merci... Comme vous le savez surement, il ne marche qu' une fois sur deux... Enfin, c' est la vie, j' ai d' autre commandes moi, j' y vais !
Jungko : Olwé partie dans un nuage de poussiere.
pogoléon : Nikos, restes ici au cas où il se passerait des chose importantes. Pif et no Hana m' accompagnent.
Jungko : Un lance-grenade, c' est trèèèèèèès amusant, tu sais ! Et c' est si vite parti...
pogoléon : Bien sur, jungko vient avec nous, c' était si évident que je pensais ne pas avoir à le dire... Montez.
Jungko : Pas besoin d' insister, il ne se firent pas priés pour entrer dans le vaisseau... Je vais retourner à mon bon vieil italique, moi...
Voix du tableau de bord : Bonjour, nous vous souhaitons un bon séjour à bord de ce vaisseau.
Pif-Oeil Fox : Super, la voix ferait fuir tout le bataillon adverse si elle était dans mon armée... Tien ? Un... Zhuzhu pet ? J' vous avais bien dis que digi avait acheté des zhuzhu pets à shaka ! Mais alors si shaka=zhuzhu et zhuzhu=dans le vaisseau, alors shaka=dans le vaisseau !
Voix du tableau de bord : Bonjour, merci de ne pas faire d' algèbre dans le vaisseau.
*drrrrrrrriiiiiiiing drrrrrrrrrriiiiiiiiing*
Pogo décrocha le telephone, devenu trop bruyant pour conduire
Zhu' : Allôôôôôôô ? Ici Zhu', c' est pour les resultats du sondage : une personne veut que jungko partent tandis qu' aucune ne veulent que pogo ne sois plus avec nous.
pogoléon : Voilà, c' est une bonne chose de faite, au revoir jungko, bonjour moi, puisque que jungko nous a quitté je deviens le narrateur de cette histoire.
Shaka sama : Zhu', dis à digi que les surveilles bien... Avec mes pâtes de chat !
Voix du tableau de bord : Bonjour, nous sommes à Hyrule.
Je descendai ainsi que mes trois amis...
Pif-Oeil Fox : Terre promise d' Hyrule, nous voici !
pogoléon : On ne va pas déambuler dans Hyrule comme ça sans savoir où est le royaume champignon, il nous faut aller demander au citoyens...
Ichrin no Hana : Le ciel t' a entendu, voilà une charmante demoiselle et deux hommes...
pogoléon : Ces hommes sont Arty-code-1 et Darky-magus, Ichrin... Quant à cette jeune fille, c' est sans doute la princesse Zelda...
Pif-Oeil Fox : Celle des jeux vidéos ?
pogoléon : Ouais, mais arty et darky ne viennent pas de jeux virtuels...
Pif-Oeil Fox : T' en sais des trucs...
pogoléon : J' ai été geek dans une autre vie...
Pif-Oeil Fox : T' as pas assez d' XP pour parler à zelda. Un truc comme ça ?
pogoléon : Non : J' étais devant mon écran avec un air béa... T' es pourtant bien placée pour le savoir...
Pif-Oeil Fox : Et pourquoi le serais-je ?
pogoléon : Laisse tombé...
Arty-Code-1 : Vous cherchez quelque-chose ?
pogoléon : En effet : Pouvez-vous nous indiquer le royaume champignon ?
Arty-Code-1 : Mmm, le royaume champignon est de l' autre côté du pays ! Il vous faudra traverser Termina, la cascade de sera, la foret de firone, les villages cocorico, toal, celui des zoras et la citadelle ainsi que la montagne de la mort, le mont gongle, les plaines d' Hyrule et pour finir les marais de tabanta ! Pour ce dernier, un marin du nom de linrec ou linbeck, je sais plus trop, pourra vous aider...
pogoléon : Merci de votre aide... Retournons dans le vaisseau, ça sera beaucoup plus court...
Nous Montâmes dans le vaisseau spatial, il commença à s' elever, encore plus et... Retomba par terre...
pogoléon : Va falloir trouver un autre moyen, mes amis... Comme la marche...
??? : Piiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiif ! Dans mes braaaaaaaaaats !
Pif-Oeil Fox : Qui ? Wynaut ?!
Wynaut : Pif ! Tu vas bien ?!
Wynaut -car c' était bien cette personne- se jeta dans les bras de pif...
pogoléon : Loin de moi l' idée de vouloir vous déranger, mais qui es-tu, Wynaut ?
Pif-Oeil Fox : C' est la premiere personne que j' ai rencontrée à l' école... Et depuis je suis toujours suivie !
Wynaut : :'( :'( Toujours la même chose... :'( :'(
pogoléon : Allez, allez, on a pas toute la journée, le temps presse : on ne sait pas de quoi might est capable...
Wynaut : Je voulais vous dire que *LINK*, le plus fort des guerriers du royaume est en danger : il est allé combattre mais n' est pas revenu !
pogoléon : On va voir ce que l' on peut faire, mais je ne peux rien te promettre...
Je vais vous épargner les aventures plus que lassantes à travers Hyrule, donc, arrivés au royaume champignon...
Ichrin no Hana : Zut ! On a oublié *LINK* !
pogoléon : Pas grave, on va bientôt trouver le fantôme de fredopi...
Ichrin no Hana : J' espère que cartouche n' a pas trop bu, ce jour-là...
??? : Je vous attendais...
pogoléon : Qui es-tu, je te pris ?!
??? : Vous ne savez pas ? Hihihihi, c' est amusant...
pogoléon : Amusant ? En quoi donc ?
??? : Personne ne me connais, pas même vous... :( :(
pogoléon : C' est grave ?
Ichrin no Hana : Moi non-plus, cette personne ne me dit rien du tout...
??? : Bouh, hou, houuuuu ! :'(
pogoléon : Je me disais bien que c' était grave...
Pif-Oeil Fox : Viens par ici, ma brebis...
??? : Merci...
Pif-Oeil Fox : Il n' y a pas de quoi !
pogoléon : Tu sais t' y prendre, Pif... Attends ! Tu est Sedna-chan ?! Aucun rapport avec un sedna admin !
Sedna-chan : Vous en avez mis du temps à comprendre...

Qui est Sedna-chan ? Vous avez regardé la liste des membre pour savoir si ce membre existe réellement ? Vais-je poster plus de 10 messages demain ? Le suspense est à son comble... Enfin une réponse sure de savoir cela au prochain chapitre...


Oui, je sais, cette histoire est naze...
Grade de Hell Angel (DémoniMembre Ultime)

Hell Angel DémoniMembre Ultime

25/11/2010 à 22:11 Hors ligne #9126

Elvish, je suis archi-fan de ton HM franchement, j'adore le style, en plus ça relate un peu l'histoire de la PL que du bon, j'adore.
Requiem, toujours aussi excellent rien à dire, même si j'ai un peu de mal à accrocher à l'histoire par moment, Visitors était mieux de ce côté.
Pif, ben marrant, mais le truc c'est que ça fait nombriliste, donc bon, mais le style toujours aussi fun.
Et pour les autres du genre Mystherde ou Arty avec sa BD, je lirai un autre jour.
Grade de Pif-Oeil Fox (Nouveau Membre)

Pif-Oeil Fox Nouveau Membre

25/11/2010 à 22:29 Hors ligne #9127

Message édité le 25/11/2010 à 22:29.

Pogo, j'ai ri mois, c'est très con ton truc, mais continue xDDD


Merci Hell ^^
Grade de Mystherbe (Nouveau Membre)

Mystherbe Nouveau Membre

25/11/2010 à 22:42 Hors ligne #9128

Message édité le 25/11/2010 à 23:33.

Titre : SLT

[Chapitre 1 à 3] : [Lien externe]

Chapitre 4 : bonjour

La voiture zigzague sur la route, et je crois qu'on a dépassé cinq fois le panneau "BIENVENUE A POKELORD". Soit nous sommes perdus, soit le mec qui a planté ces panneaux était bourré. Je m'amuse à compter les voitures qui nous dépassent, aussi nombreuses soient-elles, tandis qu'on se traîne sur la voie de droite à une vitesse ridicule.

Elvish : T'as le droit d'accélérer, on arrivera que plus vite. Et mon épaule te remerciera chaleureusement.
Coconut : Il pleut des cordes, je ne veux pas t'abîmer davantage.

J'ai hoché la tête, comme pour dire qu'elle n'avait pas tord, tout en pensant que ça fait chier. J'ai collé ma joue contre cette vitre glaciale, et je me suis surpris à contempler ces gouttelettes de pluie qui venaient lamentablement s'écraser contre le pare-brise. Avec des moustiques aussi, parfois. J'essaye de me mettre à leur place un instant. Je vole, en panique, pour renter à la maison après une journée de boulot éprouvante. Et en plus il pleut des gouttes trois fois plus grosses que moi. Ma maison est là, juste en face. Je vais pouvoir embrasser ma femme, féliciter mon fils pour son devoir sur la biologie humaine.

Schplaf.


Elvish : Putain il était balèze celui-là !

La voiture est drôlement silencieuse, et le seul bruit qu'on peut distinguer c'est les pneus qui frottent l'asphalte et la pluie qui bat notre pare-brise. (avec nos amis les moustiques) J'ai tenté de fermer les yeux, un bref instant. Peut-être que le sommeil va s'emparer de moi, comme un enfant s'empare du dernier pain au chocolat qui reste sur la table de la cuisine. En vain, la douleur s'accentue et me harcèle. Finalement je hais ce Klarth qui dort comme un bébé (un bébé qui ronfle) et qui n'a pas l'air d'avoir si mal que ça, en fin de compte.

Coconut : Ca y est, j'aperçois les gratte-ciel de Pokélord. Encore illuminés, à cette heure-ci ?
Elvish : A croire que certains bossent..

Ouh, c'est méchant. Je l'ai tout de suite compris quand elle m'a jeté ce regard noir, propre à elle. Il continue et continuera toujours à me faire froid dans le dos. Ou alors c'est peut-être parce qu'on est en hiver. J'observe aussi ces immenses tours illuminés, qui semblent chatouiller ces nuages grisâtres et opaques. C'est sûrement pour ça qu'il pleut, les nuages n'aime pas les chatouilles. Pourquoi suis-je ici alors que j'aurais pu être astrophysicien ?

Le rythme soudain ralenti de la voiture m'arrache à mes théories fumeuses.


Coconut : Y a les flics là-bas. Je fais quoi ?
Elvish : Engage-toi dans la ruelle, là, à droite... Non, ton autre droite. Je préfère éviter tout contact avec les forces de l'ordre tant qu'on aura ce truc à l'arrière.

Je désigne d'un coup de main furtif notre Klarth ronflant, qui bave sur toute la banquette arrière. Coconut échappe un rire, et moi je me souviens que j'ai mal à l'épaule. Faut que j'évite ces satanés coups de main furtifs. Je me décide à scruter chaque panneau de la ville, en quête du moindre hôpital. Coconut va sous doute gagner un torticolis à force de se retourner à chaque fois qu'elle passe une rue en s'exclamant "C'était là non ?!".

Bienvenue à Pokélord.


Klarth : Waaaah, j'ai trop bien dormi ! C'est trop fort cette banquette !
Elvish : Très discret. Ca va mieux ?

Il a réfléchi pendant dix secondes, avant de regarder son bras et voir tout ce sang qui coagule. C'est bizarre tous ces gens qui décrètent souffrir dès lors qu'ils voient la moindre gouttelette de sang.

Klarth : Putain non mec, je souffre... on n'est toujours pas arrivés à l'hôpital ? Vous m'emmenez à l'autre bout du pays ou quoi ?
Elvish : Non, juste à Pokélord. J'ai besoin de demander quelques renseignements à des amis, au passage.
Klarth : Putain, Pokélord... mais c'est l'endroit rêvé pour dealer de la drogue ça ! On va rester ici ?
Elvish : Sûrement...
Klarth : PUTAIN TROP GEANT !
Elvish : ... pas.

A en juger sa mine déconfite, j'ai brisé un rêve de gosse là. Mais qu'importe, il faut absolument que je le vois... lui. Il est le seul à pouvoir me renseigner correctement. Et ce sera toujours l'occasion de renouer à cette belle amitié... je rigole tout seul, intérieurement. Coconut, elle, ne garde rien du tout intérieurement...

Coconut : LÀÀÀÀÀ ! UN PANNEAU "HÔPITAL" !
Elvish : Très bien, très bien... mais faudrait songer à tourner pour s'y rendre, non ?

Elle me regarde d'un air totalement hébété. Puis elle pose son regard sur son volant, avant d'y donner brusquement un coup. J'ai l'impression que la voiture se soulève tellement ce virage est serré. Enfin, il n'est pas serré. C'est juste Coconut qui a des réflexes hallucinants. Une fois bien engagée dans la rue, la voiture se calme, avant de ralentir jusqu'à la grande enseigne "HÔPITAL" en toussant une épaisse fumée noirâtre. Je baisse les yeux tandis quelques infirmiers nous dévisagent, clope au bec.

Elvish : Fais-moi penser à t'acheter une nouvelle voiture, quand je serai riche.
Coconut : C'est noté.
Klarth : J'avoue que ton truc c'est une vraie poub...
Coconut : CHUT CAR SANS ELVISH TU SERAIS DEJA SUR LE TROTTOIR A TE GELER LE CUL !

Grand silence dans cette petite voiture. Les infirmiers nous regardent toujours, mais je crois entendre des rires cette fois-ci. J'ai honte de sortir, d'aller me faire soigner par l'un de ces deux infirmiers et de me faire dévisager avec un doigt pointé sur moi. "Viens-voir Philippe, c'est le mec de la bagnole pourrie là !" Je dégage ce vieux scénario de ma tête, et j'ouvre la porte qui grince. On dirait un cri de désespoir. "Fous-moi à la casse, je t'en supplie..." Les rires s'accentuent, tandis que j'invite Klarth à me suivre. Une fois devant les portes automatiques de l'hôpital, je me retourne vers les infirmiers en les récompensant d'un joli doit d'honneur. Klarth s'esclaffe.

Elvish : Dis, faut surtout pas t'en faire pour Coconut. Elle paraît chiante comme ça, mais j'suis sûr qu'elle t'aime bien... au fond.
Klarth : Je vais continuer à creuser alors !

Une jeune femme interrompt notre discussion et nous demande quelle est la raison de notre visite. Je crois que c'est la question la plus conne qu'il m'a été donné d'entendre dans toute ma vie. J'ai envie de répondre une connerie, mais mon épaule n'en peut plus d'attendre.

Elvish : On est là pour recevoir des soins. J'ai mal à l'épaule et mon ami, au bras.

On désigne nos membres imprégnés de sang, et je crois que ça a amplement suffi à cette ridicule secrétaire blonde qui s'est empressée de signer un papier rose avant de nous le remettre.

Ridicule secrétaire blonde : Au fond, à gauche. Ascenseur. Troisième étage. A gauche. Salle d'attente.
Elvish : Merci. C'est très. Gentil. De votre. Part.

Mon accent robot n'était pas aussi parfait que le sien, mais ça a suffit à provoquer les rires de Klarth. On s'éloigne du bureau de cette secrétaire, alors que la discrétion de Klarth est à son maximum. "Quelle conne cette blondasse, quand même !" Je marche la tête baissée jusqu'au fameux ascenseur, en espérant ne pas croiser une vieille connaissance qui viendrait, COMME PAR HASARD, à une heure si tardive, se faire ausculter par un médecin pour un nez qui coule.

Klarth : Tiens, voilà l'ascenseur de la blonde.

Il commence à presser le bouton à répétition, comme si l'ascenseur allait venir plus vite. Certains patients et membres du personnel hospitalier le dévisage, pensant sûrement qu'il a dû se tromper de service. "Monsieur, le service psychiatrie c'est pas en haut." Je regarde Klarth d'un air amusé, alors qu'une petite sonnerie se fait entendre. Tiens, voilà l'ascenseur. Klarth saute dedans, sans se préoccuper s'il est occupé ou non, tandis que je rentre dedans discrètement en tâchant d'éviter tout contact visuel avec lui. Et encore moins la parole. Encore moins la parole, s'il vous plaît...

Klarth : Putain ça sent la mort ici, tu trouves pas ?

Une vieille dame sanglote au fond de l'ascenseur, avant d'entrer dans une phase de "sanglots qui ressemblent plus à des cris qu'autre chose". Je ne pense pas que Klarth percute quoi que ce soit, et il continue à renifler bruyamment en faisant des grimaces bizarres.

Klarth : Troisième étage, c'est pour nous ! Pardon, excusez-moi, oups, désolé, poussez-vous.

Tout le monde dévisage Klarth qui s'éloigne tranquillement dans le couloir. Je lui emboîte le pas alors que j'aperçois, avant les portes ne se referment, des gens qui tentent de consoler cette vieille dame. Quel salopard ce Klarth, quand même.

Elvish : Hé, pas trop vite, c'est ici la salle d'attente.
Klarth : Depuis quand on fait attendre les malades ? LES BLESSES ?
Elvish : Depuis que nous sommes civilisés. Chacun son tour, on prend son mal en patience. Tu connais ?
Klarth : Ah, ouais, ça me dit quelque chose...

J'esquisse un léger sourire, avant d'ouvrir la porte et de l'inviter à entrer. Les dames d'abord, comme on dit. Je me suis retenu de sortir cette blague vaseuse, et je me suis empressé de rejoindre Klarth sur ces chaises miteuses qui donnent l'impression de s'écrouler dès qu'on pose un bout de fesses dessus. J'attrape un magazine, éventré sur la fameuse table basse qui trône au milieu de la pièce. "Femmes Actu'", mauvaise pioche.

Klarth : Ah, Elvish, je savais pas... enfin, faut dire, on se connaît depuis quoi... trois heures ?
Elvish : Très drôle. Vas-y toi, puisque t'es si malin.

Il pioche au hasard un magazine, avant de brandir fièrement un "Auto Mag". Salopard.

Klarth : OUAAAAAIS !

Un grésillement, puis une voix agréable qui résonne dans la pièce.

Haut-parleur : Le jeune homme dans la salle d'attente n°4 est prié de calmer ses ardeurs lorsqu'il regarde un magazine de voiture. Merci.

Quelques rires moqueurs qui retentissent dans la salle, et Klarth qui jette furieusement son magazine sur la table.


Klarth : Putain, je déteste les hôpitals...
Elvish : Les hôpitaux.
Klarth : Quoi "les hôpitaux" ?
Elvish : Bah on dit des "hôpitaux", pas des "hôpitals".
Klarth : Quelle importance ? Ca reste quand même un endroit pourri où on doit attendre alors qu'on souffre et où on n'a même pas le droit de lire joyeusement un magazine !

J'ai étouffé un petit rire, puis la porte s'est ouverte. Un vieil homme à la barbe grisonnante et au crâne dégarni est apparu, vêtu d'une longue blouse blanche. Tout est blanc dans les hôpitaux, ça fait trop mal aux yeux.

??? : Messieurs les agités, veuillez me suivre je vous prie.
Elvish : Euh... qui ça ? No...
??? : Oui, oui, vous.

On se lève simultanément, Klarth et moi. On dirait une chorégraphie qu'on a répété des heures et des heures. Le vieil homme nous tend sa main, que l'on s'empresse de serrer, chacun notre tour.

??? : Je vous invite à me rejoindre derrière ces rideaux, je vous rejoins dans un instant.
Elvish : Euh, d'accord, très bien.

J'ai eu le temps de lire "Dr. Pif..." sur son badge, mais pas le reste. Encore un nom ridicule qui provient du Nord, ça. Je tire le rideau, et deux tabourets en inox nous attende. Je m'asseois dessus discrètement, tandis que Klarth pose grossièrement ses fesses dessus, manquant de tomber à la renverse.

Klarth : C'est pas trop tôt, le vieux va nous soigner !
Elvish : Oui, oui...

Bien étrange, ce médecin. Pourquoi nous installer ici pour examiner nos blessures ? Une pièce ridicule, uniquement munie d'un long rideau circulaire. J'attends les autres patients qui toussent, pleurent, appellent leurs proches... pourquoi un médecin, alors qu'un de ces connards d'infirmiers fumeurs aurait amplement suffit ?

Le rideau s'ouvre brusquement.


??? : Messieurs, désolé de vous avoir fait attendre. Je m'occupe de vous tout de suite.
Klarth : Ouais bah pas trop tôt, on souffre nous !
??? : Je me doute bien, mes pauvres amis. Je me présente, je suis le docteur Pif-Oeil.

Pif-Oeil. C'est encore plus ridicule que ce que je pensais, hallucinant. Le docteur sénile plonge sa main dans sa poche, avant de ressortir deux seringues remplies d'un liquide verdâtre. Je n'y connais rien dans le domaine de la santé, mais depuis quand on administre un truc vert qui ressemble à du vomi pour quelqu'un qui s'est pris une balle dans l'épaule ?

Elvish : De quoi s'agit-il ?
Klarth : Wowowowo, j'aime pas les piqûres moi !
Dr. Pif-Oeil : Il s'agit d'un léger anesthésiant, ça permettra d'atténuer un peu la douleur quand j'examinerai vos plaies.

J'hoche la tête, pour faire semblant d'être un parfait connaisseur et d'approuver ce qu'il va faire. Klarth m'imite, tout en regardant d'un air terrifié la seringue, qui crache ce liquide vert. Aïe, il vient de piquer mon bras.

Klarth : AAAAAAAAAAAAAAAH !

Ah, il vient de piquer celui de Klarth apparemment.

Dr. Pif-Oeil : Voilà, laissez-moi examiner ces vilaines plaies maintenant...

A peine a-t-il terminé sa phrase que ma tête semble s'être remplie de cailloux. Elle retombe mollement sur mon torse, avant que je m'effondre par terre. Ma tête cogne contre le sol dans un bruit sourd qui résonne dans ma tête, comme l'écho qu'on s'amuse à faire dans les montagnes. J'ai à peine le temps d'apercevoir Klarth à terre que mes yeux se ferment pour de bon.

??? : Debout, fainéants ! Allez !

Un coup de pied dans le ventre m'a réveillé, ça c'est sûr. J'ouvre péniblement les yeux, pour apercevoir cette pièce ridicule dans laquelle je suis enfermé. Avec Klarth. Et deux autres hommes.

Dr Pif-Oeil : C'est bien lui, comme vous me l'aviez demandé ?

Ah, tiens, voilà le docteur maboule.

??? : Oui, oui, c'est parfait docteur... comme on se retrouve Elvish. Tu me présentes pas ton nouvel petit-ami ?

Ah, tiens, voilà...
Avatar de Klarth

Klarth IdolMembre

25/11/2010 à 23:08 Hors ligne #9129

Toujours aussi fan. JE ne sais pas où cette histoire va mener, mais l'humour me plait énormément, au moins. Ca change des romans science-fiction sauce Elvish/Requiem ou des truc pas droles genre Zen'.

Continue comme ca!
Grade de Mystherbe (Nouveau Membre)

Mystherbe Nouveau Membre

25/11/2010 à 23:14 Hors ligne #9130

Message édité le 25/11/2010 à 23:14.

Bah tant mieux alors ! Y a une vague d'inspiration qui déferle en moi, là. Sûrement un nouveau chapitre pour demain ! (ou ce soir si je m'emmerde vraiment)

Merci, en tout cas o/
Grade de Pif-Oeil Fox (Nouveau Membre)

Pif-Oeil Fox Nouveau Membre

25/11/2010 à 23:36 Hors ligne #9131

Ouais, c'est cool effectivement, en plus j'apparais. Docteur, tient, une première xD

Moi ça me fait penser un peu à Sin City, je me trompe?
Grade de Mystherbe (Nouveau Membre)

Mystherbe Nouveau Membre

25/11/2010 à 23:44 Hors ligne #9133

J'ai jamais vu Sin City, donc je peux pas te dire. Mais si tu le dis. o/

Cartouche, bah espérons que tu vas continuer à adorer dans les prochains chapitres !
Grade de Pif-Oeil Fox (Nouveau Membre)

Pif-Oeil Fox Nouveau Membre

25/11/2010 à 23:50 Hors ligne #9134

Ah, bizarre. Enfin, là ça me fait un peu penser à ce style d'ambiance. C'est culte Sin City %)
Avatar de Le Cacophone

Le Cacophone Nouveau Membre

26/11/2010 à 00:37 Hors ligne #9135

Hey, Pif ! Je suis en train d'écrire. Pas besoin de te venger en me transformant en gayzou. D'ailleurs, tu dors dans le même lit que moi ? P'tain mais cache un peu mieux tes glauques fantasmes vieux, tu me fais peur.
Requiem, ça déchire. Mais comment RD a fait pour tuer Cort en étant aussi minable ? J'imagine qu'il était inspiré sur le moment.
Elvish, j'adore ton histoire, je suis totalement fan et je veux porter ton enfant.
Grade de Elvic (DémoniMembre Ultime)

Elvic DémoniMembre Ultime

26/11/2010 à 05:00 Hors ligne #9136

Eden c'est très bon, continue!

Arty excellent, très bon concept 8)
Grade de Mystherbe (Nouveau Membre)

Mystherbe Nouveau Membre

26/11/2010 à 18:49 Hors ligne #9137

Message édité le 26/11/2010 à 21:50.

Titre : SLT

[Chapitre 1 à 3] : [Lien externe]

[Chapitre 4] : [Lien externe]

Chapitre 5 : Je cherche un Evoli timide, merci

Mes yeux parcourent la pièce, en s'attardant parfois sur des objets inutiles. Comme par exemple le pistolet dans la main de mon ravisseur. Je regarde Klarth, qui semble toujours endormi. Ou bien il fait semblant, en attendant le moment propice pour se rebeller. A en juger le filet de bave qui pendouille, il doit dormir.

??? : Alors Elvish, on ne se souvient pas des vieux copains ?
Elvish : Mes vieux copains m'acceuilllent pas souvent comme ça, drogué et enfermé dans une cave puante.
??? : Puante ? Tu déconnes, j'ai passé une journée entière à nettoyer tout le vomi des anciennes victim... oups !

Peut-être qu'il a essayé de me faire peur. Il attend une réaction de ma part. Je n'ai pas bronché, parce que ça ne sent pas du tout le vomi. Non, ça sent plutôt le... euh... ah oui, le connard.

Elvish : Tu pourrais te présenter, dans ce cas, on verra si je te considère comme un vieux pote, et que je te saute dans les bras pour t'embrasser. Sans les menottes, bien sûr.

Il me regarde, mais la lumière m'empêche de voir correctement son visage. Il n'a pas de chapeau lui, contrairement à ce ringard de PZ qui se croit à la mode. Je vois ses lèvres qui rumuent doucement, comme si il voulait me chuchoter un secret.

??? : Tu ne te souviens pas de ta glorieuse époque, cher ami ? Allons... à croire que je ne t'ai rien appris !

Ca se précise. Ma glorieuse époque ne peut qu'être la période où...

??? Tu tuais des gens, et tout le tralala quoi !

Je suis impassible. Mon visage ne laisse transparaître aucune émotion, mais intérieurement... je crois que j'ai chié dans mon froc. Le souvenir de cette époque m'est insupportable, et je crois bien savoir qui se tient fièrement en face de moi, à me chuchoter des bribes pas très glorieuses de mon passé de...

??? Un mafieux quoi !

J'ai envie de me lever pour lui exploser sa gueule de connard. Je ne dissimule toujours pas les traits de son visage à cause de cette foutue lampe braquée sur moi, mais j'imagine très bien sa gueule d'enfoiré. Ce visage fin, entouré d'une barbe noire. Ce nez déformé, sûrement explosé une trentaine de fois par les poings ennemis, ces yeux bleus qui semblent lire dans vos pensées, cette bouche qui débite un nombre phénoménale de conneries... c'est bel et bien Digi qui se tient en face de moi.

Digi : Alors, alors, les souvenirs ? Ca te revient là, ça y est ? Tu te souviens de ton vieux po...
Elvish : TA GUEULE !

Pas facile de se contenir. J'ai crié sans réfléchir, et je regrette de ne pas avoir garder mon calme pour l'agaçer. Je crois apercevoir un sourire, puis il dirige cette lumière aveuglante vers le docteur maboule. Ca peut paraître incroyable, mais la gueule que j'avais décrit se tient là devant moi. Pas la moindre once de son visage n'a changé. Si ce n'est qu'il doit avoir encore plus de barbe.

Digi : Wowowo, calme, calme. Ca ne te fait pas plaisir de retrouver ton ancien... boss ?

Toujours ce sourire narquois accroché à ses lèvres. Je lui casserai bien sa gueule pour qu'il s'y décroche. Puis je repense à ce flash-back, dans la voiture. Ce souvenir qui dérange. Cet homme qui m'ordonne des choses horribles, et que je m'empresse de réaliser sans réfléchir. C'est bien mon boss qui se tient en face de moi, mon ancien boss. Celui de cette fameuse et pitoyable mafia qui voulait contrôler Pokélord, du moins tout le business qu'elle offrait. A mon humble avis, le seul business qui leur a réussi, c'est vendre des clopes à la sortie du métro.

Digi : Ecoute l'ami, je sais très bien que tu ne travailles plus pour moi. Qu'on s'est perdus de vue pendant quoi... 10 ans ? Mais tu sais quoi ? Bah ça me fait plaisir de te revoir.

Mon cul. Il me drogue et m'enferme dans cette pièce nauséabonde pour me revoir ? Et en plus, ça lui fait plaisir. Mais que demande le peuple ? On est là, entre potes, à discuter du bon vieux temps avec un docteur maboule qui joue avec une lampe et un légume qui bave sur le sol. Gé-nial.

Digi : Et ça, alors, c'est quoi ?

Il désigne le légume d'un doigt fin. Enfin devrais-je dire Klarth, maintenant qu'il se réveille.

Elvish : Bah écoute, il va pouvoir te répondre comme un grand. N'est-ce pas Klarth ?

Il veut s'étirer, mais il s'aperçoit que ses bras sont bloqués. Il tire, il tire, il tire... jusqu'à se rendre compte qu'il est mennoté. Il se contente de bailler la bouche grande ouverte, en faisant un bruit d'ours, puis fixe Digi.

Klarth : Yo.

Yo ? C'est tout ce qu'il trouve à dire ? Néanmoins, la gueule de Digi me fait bien marrer.

Digi : Yo. Tu es ?

On m'aurait dit que mon ancien boss allait dire "Yo" dans sa misérable vie, je l'aurais pas cru une seconde. Mais là, il vient de le dire, pour sympathiser. Pour pactiser avec l'animal qui ne parle pas le même langage que lui.

Klarth : Euh moi j'suis Klarth et euh... je... bosse dans une pharmacie. Les médocs, tout ça...
Digi : Ah oui, tu es dealer de drogue quoi. C'est super, ça. Tu vends quoi ?
Klarth : Hein, quoi ? Mais, euh...

Sur ce coup-là, je dois dire que Digi m'impressione. Il a toujours été doué pour percer les mensonges des autres. Qualité remarquable, mais l'excuse du "j'ai crevé le pneu de ma voiture" ne marche jamais quand tu bosses pour lui. Klarth me regarde, avec des yeux qui crient "JE FAIS QUOI PUTAIN JE FAIS QUOI". Je le regarde à mon tour, puis baisse la tête.

Elvish : Ouais, c'est un dealer. Il est avec moi car je l'ai trouvé en plein milieu de la route, blessé. Il a eu l'honneur de rencontré PZ, apparemment...

Digi a frémi. Ses pupilles sont complètement dilatées, et il manque plus que la bave qui s'émousse dans sa bouche. Une telle excitation rien qu'en évoquant "PZ" m'inquiéte, et je crois savoir pourquoi, Klarth et moi, sommes là...

Digi : PZ... Ah, ce vieux PZ. Il est plutôt coquin, ces temps-ci. Est-ce que tu l'as rencontré toi aussi, Elvish ?

Ce connard de docteur maboule a sûrement parlé de nos blessures à son petit Digi. Sûrement qu'il est obligé sous peine de se prendre une balle dans la tête. Digi fixe mon épaule, et je ne vois pas comment je peux nier quoi que ce soit.

Elvish : Ouais, en effet. Soit il m'a raté et il est vraiment con, soit il ne voulait pas me tuer. Pour s'amuser avec moi. Et, indirectement, avec toi, car il doit très bien savoir que tu vas indéniablement venir fouiner... je me trompe ?
Digi : Ahlala, mon petit Elvish... enfin, mon grand Elvish ! T'es un grand garçon, maintenant ! Je ne peux pas nier, je suis découvert, haha. Vous n'êtes sûrement pas là par hasard, tous les deux. Surtout toi, Elvish. Je n'avais pas prévu la présence de ton copain junkie, mais je vais m'y accomoder. Il se pourrait même que ce soit un atout pour moi.
Elvish : Où est-ce que tu veux en venir ? Si tu m'as capturé pour me redonner tes ordres à la con, tu peux te gratter mon vieux.
Digi : Non, non, bien sûr que non, voyons ! Je veux juste me joindre à vous, pour accéder directement à PZ.

Evidemment que tout a un rapport avec PZ. Mais de là à ce qu'il veuille se joindre à nous pour débusquer et tuer PZ, je dois avouer que je trouve ça surprenant. Je ne l'ai pas remarqué tout de suite, mais son pistolet n'est plus braqué sur moi et ranger dans une poche. C'est déjà plus rassurant. Je l'observe, comme on observe avec amusement les chiens qui se reniflent mutuellement le cul dans la rue. Mais avec une pointe de dégoût, évidemment.

Elvish : Toi ? Avec nous ? On m'aurait dit que mon ancien boss voulait se joindre à moi, Elvish, pour tuer un chef mafieux... bah j'y aurais peut-être cru, mais j'aurais bien rigolé. D'ailleurs, je rigole bien !

J'ai sorti un rire forcé, je l'avoue. Mais je crois que ça a suffit à vexer notre petit Digi, qui a posé la main sur son arme, sans pour autant la sortir. Au cas où l'envie soudaine de m'exploser la cervelle lui prendrait.

Digi : Oui, oui... amusant, n'est-ce pas ? Cependant je ne pense pas qu'un ancien mafieux rouillé et un junkie arrivent à quelque chose. Vous avez besoin de moi pour retrouver ce PZ, je le sais.
Elvish : Est-ce que j'ai évoqué un seul instant mon désir de retrouver PZ ?
Digi : La vengeance, Elvish. Je te connais mieux que quiconque. Et tu le sais très bien.

Il a raison raison, et je crois que c'est ça qui m'énerve le plus. Je veux retrouver ce connard de PZ et lui faire payer, mais je ne l'ai jamais évoqué. Il l'a su rien qu'en me regardant, et aussi parce qu'il me connaît plus ou moins bien. On est des vieux potes, après tout.

Elvish : Après tout, si je le nie, tu le découvriras aussitôt. J'ai envie de crever tes yeux perçants.

Il a rigolé, et j'ai esquissé un sourire. Non, ce n'est pas un sourire sympathique. Je n'éprouve pas spécialement de sympathie envers ce connard fini. Non, c'est plutôt un sourire "ça va barder pour PZ".

Digi : On part dès demain de Pokélord. Pas besoin de me donner ton accord pour que je vienne avec vous, je l'ai déjà vu sur ton visage.

C'est énervant de se sentir en permanence observer par ces yeux qui voient tout. Mais ça s'avère être aussi un assez bon avantange. Bien qu'inutile pendant une fusillade.

Klarth est bien silencieux. Il s'est contenté de nous regarder, Digi et moi, pendant nos retrouvailles de vieux potes. Je ne pense pas qu'il soit spécialement à l'aise avec mes connaissances, entre Coconut et mon ancien boss. D'ailleurs, j'espère que Coconut a coupé le moteur de la voiture pour nous attendre. Car elle va sûrement nous attendre longtemps.


Digi : Docteur Pif-Oeil, vous m'avez été d'une très grande utilité. Je vous remercie sincèrement.
Dr. Pif-Oeil : Bah, euh, pas de quoi... pour le prix, on règle ça maintenant ou... ?

Digi sort son pistolet de sa poche, aussi vite que les cow-boys qui dégainent leurs flingues dans les déserts de l'Ouest. Il presse la détente, et la tête du docteur maboule explose lamentablement, ne laissant plus qu'un corps en blouse en blanche qui ne manque pas de s'écraser sur le sol. Tâché de sang.

Digi : Fait chier, je vais encore devoir nettoyer...

A en juger la pâleur du visage de Klarth, il est terrifié. Il y a quelques gouttes de sang qui perlent sur son visage, mais je crois qu'il n'a pas vu le morceau de cervelle qui danse dans ses cheveux. On dirait un chewing-gum.

Digi : Je vais vous détacher et on montera à l'étage. Ce n'est plus un endroit propice à des retrouvailles, n'est-ce pas ?

Il sort un cadenas de sa poche, et trie longuement les clefs avant de trouver la bonne. Un petit déclic, et nous voilà libres. On pourrait courir pour s'échapper, mais je préfère garder ma cervelle intacte. Et je dois avouer que l'aventure s'annonce palpitante avec Digi. Un crâne explosé après 15 minutes de retrouvailles, ça démarre fort.

Aussitôt sortis de cette cave, il referme lourdement la porte et le bruit résonne dans tout le couloir. C'est un couloir blanc, immaculé, brillant... on se croirait encore à l'hôpital. Digi nous désigne les marches d'un geste ample, et on lui emboîte aussitôt le pas.


Digi : Ah, au fait, nous avons de la visite...

De la visite ? J'espère que ce ne sont pas tous les anciens mafieux qui nous attendent à l'étage supérieur, avec des banderoles "BIENVENUE ELVISH" et des verres de jus de pomme à la main. L'ascension des marches se termine, et je vois une crinière blonde qui se dessine au fur et à mesure que je monte.

Klarth semble aussi surpris que moi. Coconut se tient en face de nous, le sourire aux lèvres, comme si de rien n'était.


Coconut : Alors les garçons, vous étiez perdus ?

Elle rigole. J'en fais autant, en me forçant bien évidemment, et Klarth m'imite dans un rire qui sonne carrément faux. Le genre de rire qu'on utilise quand notre papy nous raconte une blague et qu'on rigole pour lui faire plaisir.

Digi : J'avais omis de préciser que Coconut était de la partie et au courant depuis le début ? Zut, j'ai vraiment une courte mémoire !

Beaucoup, à ma place, se diraient "Je m'en doutais". Bah, moi, non. Je m'en doutais pas une seule seconde. Elle a quand même réussi à me piéger, c'est assez fort de sa part.

Klarth : On part pas avec la voiture de Coconut, j'espère ?

Je crois qu'il a le don pour les retrouvailles, lui. Bizarrement, Coconut ne le regarde pas comme quand on regarde un ex qui embrasse une pétasse. Non, elle le regarde normalement. Presque gaiement. Presque.

Coconut : Ta gueule.

De toute façon, je doute qu'il y ait encore de la place dans sa voiture avec l'arrivée de Digi. J'évite de le dire à voix haute, je veux éviter les tensions sur la voiture ridicule dès qu'on se retrouve.

Digi : Bien, maintenant que tout le monde s'est retrouvé et qu'on a les larmes aux yeux, nous allons nous diriger vers le salon. Il va falloir établir un plan, après tout, non ?

Un plan, c'est vrai que ce serait plus judicieux. A en juger le regard vide de Klarth, il devait penser qu'on foncerait tête baissée dans le QG de PZ et ses sbires.

Ca s'annonce palpitant...
Grade de Zen' (DémoniMembre Ultime)

Zen' DémoniMembre Ultime

26/11/2010 à 18:54 Hors ligne #9138

C'est officiel: le topic des HM RENAIT !!! 8) 8) 8)

Par contre je lirai tout ça pendant les vacances d'hiver... Désolé :(
Grade de Pif-Oeil Fox (Nouveau Membre)

Pif-Oeil Fox Nouveau Membre

26/11/2010 à 19:34 Hors ligne #9139

C'est nul Eden :(

Tu viens de faire mourir le personnage avec le plus d'avenir que tu avais créé ¬¬


Caco>> Je veux des preuves sur le fait que tu bosses. xDD Sinon, tu es gay, oui, mais c'est un remake de Scott Pilgrim vs the World (à voir absolument). Donc voilà, le coloc est gay, et tu vas très bien avec ce perso, tu verras pourquoi après :p
Grade de Mystherbe (Nouveau Membre)

Mystherbe Nouveau Membre

26/11/2010 à 19:44 Hors ligne #9140

Fallait que je fasse mourir quelqu'un, et c'est tombé sur le docteur maboule. (j'allais pas faire crever Elvish quand même !)
Chargement des messages suivants…

Réponse rapide

Participer sans quitter le fil

Le brouillon est conservé localement. Utilisez “Répondre” pour contribuer au sujet, ou “Répondre à ce message” / “Citer” sous un post pour viser une personne.

Connectez-vous pour profiter de la réponse rapide et poster sans quitter le sujet.
Se connecter