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9757 messages dans Discussions.

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Kinemu AngiMembre Ultime

7/12/2010 à 22:26 Hors ligne #9341

Elvic a dit

Je crois que c'est beaucoup plus poussé que ça... Ou alors je sur-estime Eden, m'enfin bon, libre à chacun de se poser des questions hein x)
Il a dit "Je ne sais pas moi même" ou un truc du genre. Après il est possible qu'il ait travaillé son écrit jusqu'au bout, mais sa réponse m'a fait penser ce que j'ai précédemment dit.
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Mystherbe Nouveau Membre

7/12/2010 à 22:43 Hors ligne #9342

Message édité le 7/12/2010 à 22:43.

Je disais ça sur un ton humoristique, pour avouer que c'était un peu "brouillon". Heureusement que j'y comprends quelque chose, quand même.

Néanmoins, cela présage peut-être une suite. o/
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Illyria Rédactrice du site

8/12/2010 à 15:15 Hors ligne #9343

J'ai lu ton one shot Elvish, très bien raconté, il est bien.

J'ai beaucoup beaucoup de retard dans les HMs, mais j'ai l'intention de tout rattraper, j'abandonne pas la lecture....
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Klarth IdolMembre

8/12/2010 à 16:26 Hors ligne #9344

Pareil, surtout depuis que jsuis dans le dev du Pokemon France Script j'ai pas trop le temps de faire ca... Et par respect pour mes lecteurs je préfère lire leurs oeuvres avant de partager la mienne
Avatar de Illyria

Illyria Rédactrice du site

9/12/2010 à 12:37 Hors ligne #9345

Requiem, tu pourrais mettre les liens des chapitres de Visitors stp? (pour que je rattrape mon retard, quand même)
Grade de Requiem (AngiMembre Ultime)

Requiem AngiMembre Ultime Auteur

9/12/2010 à 15:40 Hors ligne #9346

Tous les liens de Visitors et BPR se trouvent en page 404.
Les chapitres 1 et de 2 Creators sont en page 448. Après tu cherches, d'ici t'as une chance sur deux de tomber sur une page avec un chapitre. :lol
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Illyria Rédactrice du site

9/12/2010 à 17:47 Hors ligne #9347

Jme suis trompée, je voulais dire Creators xD ok je lirai ca, merci.
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Mystherbe Nouveau Membre

9/12/2010 à 19:44 Hors ligne #9348

Message édité le 9/12/2010 à 20:35.

[Titre] : ikkatsu

Journal de Kamina

Je me décide enfin à me recueillir dans un journal. Bien que cela me paraisse totalement absurde et inutile.

J'ai encore échoué à mon examen d'entrée à la police, aujourd'hui. Je ne compte plus les tentatives -ratées, faut-il le préciser- et je prends peu à peu conscience que je suis un incapable, pas foutu d'entrer dans les rangs des forces de l'ordre. Ce serait un mensonge si je disais que c'est un rêve de gosse, disons plutôt que ma seule et unique motivation se limite à porter une arme et à tirer sur les voyous. Piètre motivation, j'en conviens.

Je me revois encore dans cette salle, cloîtré avec une dizaine d'individus fébriles et transpirants. Les stylos grattaient le papier dans un lourd silence, mêlé à ce foutu 'tic-tac' qui égrène le temps d'une lenteur incroyable.

- Il vous reste 10 minutes, marmonnait une voix derrière un journal.

10 minutes ? J'avais à peine inscrit mon prénom sur la feuille. A croire que j'avais passé mon temps à balader mes yeux sur les feuilles voisines, en vain. Je m'étais résigné à observer les oiseaux qui chantaient dehors, perchés sur ces branches d'arbres où quelques bourgeons essayaient d'éclorent. Ils n'étaient pas soumis à tout ça, eux.

Le surveillant -si on peut appeller ça ainsi- avait passer tout l'examen à surveiller... son journal. J'avais observé la une pendant une bonne dizaine de minutes, à défaut de ne pas pouvoir grappiller quelques réponses sur mes voisins inspirés. On pouvait y apercevoir la photo d'un homme, en gros plan, en-dessous d'énormes caractères gras qui criaient "UN NOUVEAU VISAGE POUR LA MAFIA".

On m'avait souvent dit que la mafia, c'était moche. Et là, assis sur ma chaise, je ne pouvais qu'affirmer ces paroles. Malgré le tirage en noir en blanc, on pouvait presque deviner son visage comme s'il se tenait juste en face de nous. Il avait un visage allongé -bien trop pour être naturel, pensai-je- où s'étendaient un nez horriblement crochu et une bouche à l'air sardonique. Il était là, sur le journal, à se moquer de tous ces futurs -ou pas- policiers qui essaieraient probablement de lui faire la peau. Ou de l'arrêter. Mais en vain, disait le sourire.

Le surveillant avait reposé sa paperasse sur sa table, puis se racla longuement la gorge. On avait compris que c'était fini, connard.

- Posez vos stylos, l'examen est terminé, annonça-t-il d’une voix forte.

Tout le monde s'exécuta, en particulier moi-même qui avait posé mon stylo depuis le début de l'examen. Tout le monde sortît le sourire aux lèvres, à croire que cet examen était d'une facilité déconcertante que la police leur ouvrait les bras. Je me résigna à donner ma feuille à l'inspecteur, tête baissée et regard fuyant, puis j'allais aussitôt me fondre dans la masse d'élèves.

Parce que oui, tous ces gens-là ressemblaient à des étudiants. Ils discutaient tous entre eux, le visage qui baignait dans la joie et la gaieté, à se communiquer les réponses entre eux, à se frapper le front parce qu'ils s'étaient trompés, à soupirer de soulagement parce qu'ils avaient écrit correctement "police". Je faisais vieux con du haut de mes 40 ans, quelques cheveux blancs qui viennent envahir les cheveux noirs, dans un mélange "poivre et sel" d'une laideur incroyable.

Je me détacha de ce groupe d'adolescents pré pubères, pour m'arrêter devant la machine à café. J'introduisais machinalement les pièces de monnaie dans la fente, puis des réflexions étranges m'assaillaient pendant que le café était en préparation.

- Cette putain de machine doit gagner plus d'argent que moi, à l'heure actuelle.

Je portais le café encore brûlant à mes lèvres, tout en réfléchissant encore à ce "nouveau visage de la mafia". Je le voyais encore en train de nous narguer à travers le journal, et cette pensée me hanta sur tout le chemin du retour. Alors que la pluie fouettait la ville et que tout le monde courrait dans tous les sens pour se mettre à l'abri ou pour attraper un bus, je m'arrêta à un kiosque. A nouveau ce visage moqueur qui trônait sur l'étalage des journaux.

- Le Passlord Times, s'il vous plaît, demandai-je poliment au vieil homme qui me le tendit aussitôt.

Les articles connexes ne m'intéressaient pas le moins du monde, je me contentais juste d'observer encore et encore le nouveau visage de la mafia. La presse ne dévoilait pas grand chose dans l'article qui lui était consacré. Je m'attendais à des informations plus intéressantes, comme son nom par exemple. Pourquoi pas même son adresse, j'aurais pu directement lui rendre visite pour discuter et lui dire qu'il m'avait perturbé pendant mon examen. On avait juste droit de savoir que la mafia semblait avoir repris du service dans la ville de Pokélord, et que cet homme était probablement à la tête de ce renouveau criminel. Pas étonnant, après un calme platonique de 10 ans.

Je rentrais chez moi, trempé et dégoulinant sur le pallier.

***


Trois jours ont passés depuis que j'ai commencé à écrire. Disons que ça me soulage, je ne m'attendais pas à cet effet-là. Depuis que j'ai acheté le journal sur cet homme mystérieux -et moche-, plus rien n'a filtré de nouveau dans les autres quotidiens. Comme si l'information était d'une moindre importance, et que c'était désormais la place aux faits-divers pitoyables.

Je m'étais abonné au Passlord Times, car cette option me semblait plus intéressante que d'aller rendre visite au vieux puant d'en bas quotidiennement. Chaque jour, le journal dépassait de ma boîte aux lettres, et je le prenais avec excitation jusqu'à me rendre compte que rien n'avait été relaté sur cet homme.

Je me surprenais à entretenir une certaine fascination à l'égard de cet individu, et je ne savais pas pourquoi. Il est vrai que quelqu'un qui reprend en main la mafia de Pokélord après 10 ans de creux, il y a quoi de quoi être fasciné. Mais ce n'était pas du tout ce genre d'engouement, c'était totalement différent...

Il est vrai que cet homme était particulièrement laid, mais la part de mystère qui ressortait de cette laideur était particulièrement intrigante. Si bien qu'il m'arrivait parfois de fixer sa photo pendant de longues minutes, avant de m'arracher à ma rêverie et de rigoler. Tout seul, comme depuis 3 ans bientôt.

Ma femme était décédée, suite à un accident de voiture qui avait eu lieu en périphérie de Pokélord, dans les quartiers éloignés et déserts. C'était la sorte de campagne qui bordait la ville, avec quelques champs qui s'étendait dans les plaines, pas loin des gratte-ciel et des nuages de pollution. Depuis 3 ans, j'avais peu à peu appris à vivre avec cette douleur qui se consumait en moi, ce chagrin intarissable. Mais en parallèle, je m'efforçais de penser constamment qu'il s'agissait d'un crime. Un crime organisé.

Nous étions au mois de décembre lorsque c'est arrivé. Nous habitions à quelques kilomètres de Pokélord, au nord, dans un village qui s'appelait K. A cette époque-là, j'occupais encore mon emploi de vigile en supermarché, à Pokélord. J'ai habituellement honte de dire ça, et je ne m'en targue pas le moins du monde, mais qui ira lire ça de toute façon ? Soit, je quittais le travail un peu plus tard ce jour-là et ma femme avait décidée de venir me chercher à mon travail. La nuit qui tombait dès 17h et le froid qui engourdissait tous mes membres m'avaient obligés à accepter son offre.

C'est sur les coups de 21h que mon patron est venu me voir pour m'informer que j'étais autorisé à rentrer chez moi, tout en me souhaitant une agréable soirée et de joyeuses fêtes. J'aurais bien voulu répondre à ses aimabilités par un coup de poing dans la gueule, mais je me suis contenté de sortir du magasin et d'attendre la voiture sur le trottoir. Le froid avait déjà pris d'assaut tout mon corps, et je grelottais sous ce lampadaire qui éclairait la route. Quelques voitures défilaient, mais jamais celle de ma femme n'est arrivée.

J'ai appris la nouvelle vers 23h, quand un inspecteur de police m'a contacté sur mon téléphone. Ca m'a paru bizarre, quand il s'est présenté, étant une personne -je pense- irréprochable depuis ma plus tendre enfance. Il était alors inévitablement arrivé quelque chose à ma femme.

- Allô, vous êtes bien Mr. Fox ? questionna une voix masculine, que je ne savais pas encore policière.
- Euh, oui, en effet... de qui s'agit-il ? demandai-je, interloqué.
- Inspecteur Arty, de la police de Pokélord.

C'est dès lors qu'il s'est lancé dans son monologue, que j'écoutais par bribes, que j'ai compris ce qu'il s'était passé. Les mots "accident", "votre femme" et "décédée" avaient amplement suffit à ma compréhension. J'attendais avec politesse que l'inspecteur ait terminé son "rapport" pour le remercier. Je m'apprêtais à raccrocher quand la voix grésillait encore dans le téléphone.

- J'aimerais vous rencontrer au commissariat, dès demain, s'il vous plaît, acheva-t-il.

Je n'y voyais aucun inconvénient, naturellement. C'était davatange la reconnaissance du cadavre de ma femme que j'appréhendais.

Ce soir-là, je suis rentré à pied, passant des rues éclairées de Pokélord aux rues sombres de K.

***


J'ai reçu le Pokélord Times, ce matin. Toujours pas d'informations sur l'homme mystérieux à la tête de la mafia, je suis déçu.

D'autant plus qu'à ce journal était mêlé une lettre de la police. Je suis recalé, encore.

***


J'ai encore passé la journée à observer la photo du journal. La nuit approche, je vais terminer le ressassement de mon passé douloureux avant d'aller m'endormir.

La nuit où ma femme était décédée fut rude. Autant dire directement que je n'ai pas fermé l'oeil, et j'ai passé mon temps à me remémorer son visage, tous les souvenirs qui lui étaient liées. Je n'avais pas eu le courage d'aller m'endormir dans notre lit, je suis parti m'effondrer dans le canapé du salon.

Le matin était encore sombre quand je me suis décidé à me lever du canapé. Je déambulais dans la maison, en évitant de croiser le regard de ma femme à travers toutes ces photos et ces objets qui lui étaient directement ou indirectement liés. J'avais rendez-vous avec l'inspecteur à 11h, mais je me suis résigné à partir dès 8h. Ca me donnait l'occasion de me détacher de ce nid à souvenirs douloureux, et il fallait que je prenne connaissance de l'horaire de tous les trains pour me rendre à Pokélord.

Le train le plus rapide pour se rendre à Pokélord passait dans 30 minutes. Je me suis résigné à attendre, assis sur le quai. Des gens pressés couraient après les trains, s'engouffraient dans les wagons à une vitesse folle, pour que finalement le train s'éloigne avec une lenteur déconcertante.

Tout ce train devait sûrement abriter plus de gens que mon village. C'était ce genre de réflexion que je me faisais, afin d'oublier au mieux le malheur que je vivais. Bien qu'il me semble que je ne laissais transparaître aucune émotion.

Quand je suis arrivé au commissariat de Pokélord, il était 10h30. Une jeune femme à l'accueil, le visage rond mais tellement mignon, m'invita à attendre l'inspecteur à l'étage, devant sa porte. Je l'ai remercié d'une légère courbure, puis j'ai arpenté ces escaliers d'un bleu attroce, pour finalement atteindre l'étage supérieur. Il y avait un long couloir, qui semblait interminable, avec une succession de portes tous les deux mètres, autant à droite qu'à gauche.

Mon regard se posait sur chacune d'elle, pour finalement m'arrêter sur celle de "Inspecteur ARTY". Le tout sur une plaque fixé sur la porte. C'était d'une certaine classe, je trouve, et je crois que c'est aussi un point motivant pour intégrer la police.

Sur les coups de 11h j'entendis une démarche lourde dans les escaliers, pour finalement voir apparaître dans le couloir une silhouette volumineuse. L'homme semblait avoir des difficultés à marcher, et chaque pas engendrait une exténuation qui ressemble à celle que l'on a après avoir couru le 100 mètres.

Pointé devant moi, il avait le visage rouge et en sueur. Sa grosse moutache noire redescendait sur sa bouche, et son visage était creusé par les rides et plis de graisse. Il me tendit une main moite, que je serra avec dégoût.

- Inspecteur Arty, se présenta-t-il, encore extenué. Enchanté. Vous devez être Mr. Fox ?

J'hochais la tête sans dire un mot, tandis qu'il ouvrait sa porte pour m'inviter dans son bureau. C'était plutôt spacieux, chose ma foi très compréhensible pour un homme si volumineux. Il me tira une chaise, tandis qu'il se précipitait avec bonheur vers son fauteuil en cuir.

C'était indéniablement un cri de soulagement qu'il poussa, dès lors que ses fesses étaient enfoncées dans le fauteuil. Il me regarda avec un petit sourire gêné, avant de sortir quelques documents de son tiroir.

- Bien, je suis conscient que cela va vous êtes très désagréable, mais voici des photos de votre femme après l'accident, me dit-il d'une voix grave.
- Est-ce vraiment nécessaire ?
- Malheureusement, oui...

Je saisissais avec tristesse les photos qu'ils me tendaient, pour poser mon regard dessus. Ce seul regard fut suffisant, et je lui rendis ces horreurs aussitôt, les yeux fermés et le visage crispé par le dégoût.

- Sincèrement désolé... s'excusa l'inspecteur.

Son fauteuil couinait sous le poids de l'homme à chaque mouvement, et ça donnait à ce silence de respect une allure comique. Bien que je n'étais vraiment d'humeur à rire. L'inspecteur me regardait avec une pitié qui me dérangeait, quand il prit à nouveau la parole.

- Je ne vous cache que nous n'écartons pas la thèse du meurtre, annonça-t-il.

Sur le coup, ça me semblait totalement irréaliste. Personne n'en voulait à ma femme, surtout au point de la tuer. Je me résignais à croire qu'il ne s'agissait uniquement qu'un accident de la route.

- On voudrait bien écarter cette piste, c'est sûr, mais la voiture et son occupant qui ont percutés celle de votre femme est décédé aussi. Et il n'y a, évidemment, aucun témoin.

Tout était flou dans ma tête. L'inspecteur termina ses explications quand l'horloge indiqua 12h. Il s'excusa car il avait une affaire autre part. Il m'accompagna à l'extérieur du commissariat avant de me saluer et de m'adresser ce même sourire empreint de pitié.

Je rentrais chez moi, en train, regardant le paysage qui défilait paisiblement sous mes yeux. Je pleurais, pour la première fois depuis la disparition de ma bien-aimée.
Avatar de Bladeninja

Bladeninja Membre en Mutation

9/12/2010 à 20:11 Hors ligne #9349

pifeuilfox a dit

Huhu, je suis préssé de le voir sur ce topic RD. Bouge toi l'cul ma poule 8)

Et on va se séparer, et ça va roxxer 8)

[plus][plus][b]Petit OS[/b][/plus][/plus]

Un p'tit OS pour passer le temps, sur le futur stage d'arbitrage de Hell.




~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

[i]Donc, après des heures et des heures de cours pour apprendre les bases d'un bon arbitre, notre cher Hell Angel va entrer sur le terrain!

1er Stage[/i]

[jaune]Hell[/jaune]: Qu'est-ce que vous faites là vous?

[vert]Pifeuilfox[/vert]: On vient t'encourager :mrgreen:

[bleu]Bakufun[/bleu]: [strike]et surtout se moquer[/strike]

[orange]Shy Guy Incendier[/orange]: Mais qu'est-ce que je vous là moi? û_u



[i]Une demie heure plus tard, sur le terrain[/i]

[vert]Pifeuil[/vert]: *mange des chips* VAS-Y HELLICHOUNET :lol

Tous: :lol

[b]Premiere période[/b]

[i]Alors que le match commence, Hell pars courir derrière les joueurs pour voir si y'a pas de fautes. Mais ce bouffon...[/i]

Watson (joueur): Oh, me touche pas le cul petit coquin :-*

Winaut: Vas-y, l'arbitre est trop prêt on peut pas jouer. ><

[i]Hell apprend alors qu'il faut pas être trop prêt des joueurs[/i]

[bleu]Bakufun[/bleu]HAHAHAHA PTDR, SPECE DE NOOB xD


[i]Le match continus, une sublime action prend place, hell fonce devant la cage de but pour voir si la balle va rentrer, Iznokiller tir, et HELL SE LA PREND EN PLEINE GUEULE et en empêche que la balle entre[/i]

[vert]Pifeuilfox[/vert]: *mange des chips* PWAHAHAHA, mais quel boulay :lol *jette le paquet de chips*

[i]Hell contrarié continue le match, mais n'ayant pas vu le paquet de chips de Pifeuil, il glisse dessus, tombe, et ne voit pas la faute de Matteo.[/i]

[orange]Shy Guy[/orange]: Mais qu'est-ce que je fous ici? T-T

[i]Alors que la mi-temps est sifflée, contrarié, Hell prend le ballon et le tir dedans, c'est alors qu'avec une belle frappe celui-ci s'écrase en pleine face de Shy Guy, qui n'aurait pas du venir...[/i]

[orange]Shy Guy[/orange]: :x

[bleu]Bakufun[/bleu] et [vert]Pifeuilfox[/vert]: EXPLDR :lol

[b]2eme période[/b]


[i]Le match reprend, 0-0 à cause de Hell...L'équipe d'Izno part à l'attaque mais Hell lui prend le ballon des pieds...[/i]

[jaune]Hell[/jaune]: Ce ballon est pas bon, y'a des taches noires dessus! Il a cramé ou quoi.

[bleu]Bakufun[/bleu]: OMFG, c'grave xD

[i]Alors que un corner est frappé, Hell saute et se cogne contre Wynaut alors qu'il voulait voir si la main de dieu n'était pas répétée.[/i]

[vert]Pifeuilfox[/vert]: MAIS YA QUE MARADONA QUI FAIT LA MAIN DE DIEU :lol

[i]Nous sommes alors à la 90eme minutes, c'est la dernière action, Watson à le ballon, mais Hell se frotte le cul regardant l'action sans rien foutre.[/i]

Watson: 8) T'as un trop bà cul 8)

[i]Watson fonce alors sur Hell et essais de l'enfourner, ce qui fout en l'air la dernière action, et ce match se termine à 0-0![/i]

--------------------------

[bleu]Bakufun[/bleu]: Quel match xD

[jaune]Hell[/jaune]: Vous avez aimé? :')

[vert]Pifeuilfox[/vert]: Owi, tu étais à chier xD

[jaune]Hell[/jaune]: Et où est Shy Guy?

[bleu]Bakufun[/bleu]: à l'infirmerie, tu lui as pété le nez.

[i]Et nos amis partirent après ce stage d'arbitrage si...si...si...!!!!Débile.[/i]

[b]FIN[/b]
C'est quand que tu nous ressors tes OneShot à deux balles ? J'adore ! <3

Eden, Oué, c'est bien. Continue, tu as mon soutien.
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Illyria Rédactrice du site

9/12/2010 à 20:33 Hors ligne #9350

T'écris bien Eden, très bon chapitre! J'attends la suite! (et j'ai aussi ton autre HM à rattraper, c'est prévu xD)

Pauvre Hell, je savais pas que tu étais un arbitre si nul que ca, c'est décevant :')
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Mystherbe Nouveau Membre

9/12/2010 à 20:48 Hors ligne #9351

Message édité le 9/12/2010 à 20:49.

Je précise tout de même que cette nouvelle HM n'a pas pour vocation à être une suite de "SLT". Vous êtes prévenus.
Avatar de ARTY-CODE-1

ARTY-CODE-1 AngiMembre Ultime

9/12/2010 à 21:09 Hors ligne #9352

Cool, je suis un vieux gros flic à moustache ! Que demander de mieux 8)
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Pif-Oeil Fox Nouveau Membre

9/12/2010 à 21:46 Hors ligne #9353

Et moi un mec de 40 ans qui fait rien de sa vie. Géant 8)

Blade>> Tu ressors ça de loin non? xD
Avatar de Bladeninja

Bladeninja Membre en Mutation

9/12/2010 à 22:15 Hors ligne #9354

Pif-Oeil Fox a dit

Et moi un mec de 40 ans qui fait rien de sa vie. Géant 8)

Blade>> Tu ressors ça de loin non? xD
Oui, je sors ça de la page du premier chapitre de Visitors xD :lol
Avatar de Bladeninja

Bladeninja Membre en Mutation

9/12/2010 à 22:22 Hors ligne #9356

Pif-Oeil Fox a dit

Ah ouais, pas mal. xDD
=Page 265.

Tu devrais le savoir, tu es bien plus vieux que moi !
Grade de Pif-Oeil Fox (Nouveau Membre)

Pif-Oeil Fox Nouveau Membre

9/12/2010 à 22:24 Hors ligne #9357

Je connais pas toutes les pages par coeur, même si je les ai toutes fouillé. ¬¬
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Mystherbe Nouveau Membre

10/12/2010 à 00:28 Hors ligne #9358

Message édité le 10/12/2010 à 00:41.

[Titre] : ikkatsu

Journal de Kamina (suite)

Je réussissais à m'endormir dans notre lit au bout de quelques mois. Du moins, mon lit désormais. Mes nuits furent régulièrement secouées de cauchemars, de réveils en pleine nuit et de quelques sanglots étouffés dans mon oreiller. J'avais, pendant une période, du mal à me forger cette idée là, que ma femme aurait été soumise à un meurtre. Je n'imaginais aucune personne sur cette terre lui vouloir du mal, au point de planifier quelque chose à son égard. Tout ça me torturais la tête dès le matin, et je préférais ouvrir les fenêtres et aérer cette maison. Respirer l'air frais de la campagne.

Aujourd'hui, j'ose prétendre que les choses se sont améliorées. En ce mois de décembre, la neige se faisait attendre. Quelle fut ma stupeur quand, les volets ouverts, j'ai découvert tout ce manteau blanc immaculé qui recouvrait le village. Il s'était emparé des arbres et des maisons, des voitures et des routes. Les montagnes qui culminaient au loin donnaient l'impression d'être frimeuses avec cette nouvelle tenue d'un blanc pur.

Je respirais cet air frais enivrant, comme à mon habitude, rêvant un moment, dans le vide, le cœur tremblant, battant à tout rompre. Il est chaud, il ignore cet air humide. Il est brisé, il me fait souffrir.

J'ai, comme à mon habitude, attrapé le journal dans la boîte aux lettres pour le déplier religieusement devant mon café. Je l'avais à peine porté à ma bouche quand le mot mafia me sauta aux yeux. Je reposais aussitôt la tasse brûlante, m'empressant de déchiffrer toute cette paperasse. Depuis le temps que j'attendais cette réactualisation, qui semblait être tombée aux oubliettes depuis quelques semaines.

Mon regard s'arrêta sur une petite colonne de texte. Le mot mafia se trouvait bien là, en effet. J'entamais la lecture dans une concentration imperturbable, pendant que le froid hivernal s'engouffrait dans toute la maison.

Hier soir, peu après 22h, le corps d'un homme de 37 ans a été retrouvé sans vie dans les ruelles de Pokélord. Le corps était dissimulé dans une grande benne à ordure qui n'attendait que le passage des éboueurs. Fort heureusement, un témoin (une voisine qui a vu la scène via sa fenêtre) s'est empressée d'appeler la police. Ces derniers n'écartent pas l'hypothèse de la mafia, malgré une description de la part du témoin assez floue.

Il y avait bien longtemps que ce genre d'articles n'avait pas émergé dans les quotidiens de Pokélord. Oh, des crimes, naturellement, il y en avait, mais ceux-ci se résumaient généralement à des querelles amoureuses ou des apprentis cambrioleurs, rongés par l'anxiété, qui s'éliminent entre eux, de peur de voir leur secret divulgué par un traître.

Là, c'était différent. La mafia de Pokélord réapparaissait enfin dans les journaux, et qui plus est pour un crime. Bien sûr, la police n'était pas certaine qu'il s'agisse d'eux. Mais ça me paraissait évident.

Je refermais le journal, l’esprit encore embrumé, n’étant pas du tout intéressé par les autres articles. J’attrapais de nouveau ma tasse de café, considérablement refroidie. J’ai été soumis à un temps de réflexion assez important avant de me rendre compte que les fenêtres étaient ouvertes et que le froid venait s’installer confortablement dans ma demeure.

***


J’avais découpé la photo de l’homme mystérieux, ainsi que le texte qui relatait cet étrange meurtre. Il était évident que, pour moi, ces deux choses étaient liés. Tout comme j’étais persuadé que la mafia était liée au meurtre de ma femme.

L’hypothèse du meurtre émise par l’inspecteur Arty, il y a de cela trois ans, me semblait complètement impensable. Mais cette idée m’avait trottée dans la tête pendant tout ce temps, et j’en venais à faire des scénarios aussi improbables les uns que les autres. J’étais sûr de cette chose : la mafia avait assassinée ma femme. J’étais confronté à cette chose : j’en avais pas la moindre preuve et surtout je ne vois pas pourquoi ils auraient commis cette chose.

Je ne pensais pas en arriver jusque là dans mon journal mais je dois avouer que, pour moi, entrer dans la police ne se résumait pas forcément à tenir une arme entre mes mains. Cette idée saugrenue de rejoindre les forces de l’ordre m’était venue après ma convocation au commissariat, il y a trois ans. Je voulais intégrer la police pour enquêter le mieux possible sur le meurtre -car j’en étais convaincu- de ma femme.

Mais pourquoi m’évertuer à rejoindre la police dans des échecs incalculables, alors que la mafia reprend du service ?

J’enfilais mon manteau, une excursion en ville s’imposait malgré ce froid et cette neige.

***


J’attendais le bus depuis quelques minutes déjà, quand un homme en uniforme m’accosta.

- Vous attendez le bus, monsieur ? demanda-t-il poliment.

C’était visiblement un employé de la société de transports qui desservait Pokélord et tous ses environs. Je le regardais de haut en bas, furtivement, avant de répondre.

- Euh, oui, en effet, pourquoi ?
- Il n’y a pas de service pour aujourd’hui, monsieur… il faut vous restreindre au train.

Je le remercia, puis je me dirigea vers la gare de mon village tandis que l’homme s’éloignait dans la brume. La gare était complètement à l’opposé de mon domicile, contrairement à cet arrêt de bus bien pratique. Je marchais dans la neige qui s’écrasait sous mes pas, dans un bruit si caractéristique. Ce sabotage neigeux que j’étais en train de commettre, le froid me le fit comprendre en harcelant mon nez et mes oreilles.

Tout mon corps était engourdi dans un froid paralysant, alors que la gare se profilait au loin, derrière les grands arbres enneigés.

- Je voudrais un ticket aller-retour pour Pokélord, s’il vous plaît.

L’homme derrière le comptoir trifouilla quelques papiers, fouilla quelques tiroirs pour finalement me tendre un ticket orange, que je m’empressais d’aller composter auprès du contrôleur. Le train était sur le point de partir, et il fallait que j’aille réchauffer mon corps endolori par le froid.

- Tout est en règle, vous pouvez y aller. Dépêchez-vous, le train part bientôt, me conseilla-t-il alors que je courrais déjà pour ne pas le rater.

Une fois assis à l’intérieur, les portes se fermèrent violemment, ce qui freina considérablement la course de quelques personnes, la mine déconfite devant ce train qui s’éloignait lentement vers les plaines enneigées.

Assis au bord d’une fenêtre, j’observais le paysage qui défilait sous mes yeux. Ca me rappelait, douloureusement, quelques souvenirs… bien que le paysage, cette fois-ci, soit complètement différent. Je ne parle pas de la neige qui enveloppe harmonieusement toutes ces montagnes, non. Je fais plutôt allusion à ces usines qui progressent inexorablement jusque dans nos campagnes. Je regardais ce spectacle avec dégoût, de grandes cheminées qui crachaient une épaisse fumée noire dans le ciel bleu azur d’un pur propre à la campagne.

Plus je progressais vers la capitale, plus la neige semblait disparaître. Cette chaleur générée par toutes ces usines, ces carburateurs, ces turbines, et je ne sais trop quoi de polluant, faisait fondre toute cette blanche neige.

Le train arriva finalement en gare de Pokélord, où le quai était incroyablement bondé. Il fallait être prêt à sortir du wagon si on ne voulait pas être emporté par ce flot de gens et ainsi être bloqué dans le train. A peine les portes ouvertes que je sautais déjà du wagon, sous les regards ébahis de quelques personnes. Je m’éloignais rapidement de cette foule de gens pressés et malpolis, pour arriver finalement sur une grande avenue. Un bâtiment la surplombait.

***


J’entrais dans le commissariat, qui avait conservé cette même apparence miteuse depuis trois ans. Je n’avais jamais eu l’occasion d’y remettre les pieds, l’examen d’entrée pour devenir policier se déroulant dans un bâtiment annexe. La porte s’ouvra dans un grincement insupportable, sous le regard assassin d’une femme à l’accueil. Ce n’était visiblement plus un visage rond et mignon qui accueillait les gens, mais plutôt celui d’une vieille femme aigrie et ridée. Je lui adressa un léger signe de tête.

- Bonjour, excusez-moi, mais est-ce que l’inspecteur Arty est toujours ici ? questionnai-je.
- En haut, dans le couloir, répondit-elle d’une voix las.

Je la remercia avant de gravir, à nouveau, ces escaliers bleues d’une laideur incroyable. Je débouchais encore sur ce « couloir de portes », et faisant appelle à ma mémoire poussiéreuse, je parvins à retrouver celle de l’inspecteur Arty du premier coup. La petite plaque sur la porte était toujours là, affichant fièrement « Inspecteur ARTY ». Je toqua à deux repris, quand une voix grasse m’ordonna d’entrer. Je me réjouissais d’avoir à nouveau à faire avec cet homme.

J’ouvris la porte sur un bureau, dont la spaciosité m’étonnait toujours autant. L’inspecteur se tenait derrière son bureau, affalé dans son fauteuil comme une baleine échouée sur la plage, les yeux rivés sur son écran d’ordinateur. Il daigna lever son regard vers moi, avant lâcher un cri de surprise.

- Oh ! Mr. Fox, c’est bien vous ?! s’écria-t-il.

L’agréable surprise qui s’affichait sur son visage me fit plaisir. J’hochais la tête pour confirmer mon identité -ainsi que sa bonne mémoire- alors qu’un sourire rayonnait sur son visage dont les plis de graisses étaient incalculables. Il se détacha de son fauteuil, dans un effort qui semblait surhumain, puis vînt me serrer la main. La sienne était toujours aussi moite et imprégnée de sueur.

- Ca faisait un bail, n’est-ce pas ? dis-je sur le ton de la rigolade.
- Et comment ! Comment allez-vous ?

Je ne m’étais pas déplacé jusqu’à Pokélord, qui plus est dans un froid terrifiant, pour lui mentir. Je lâcha sa main et m’asseyait tranquillement sur une chaise. Lui, de son côté, retourna s’affaler dans son fauteuil dans un soupir de soulagement.

- Ma foi, je vais bien. Pour être honnête, je vais même très bien depuis quelques temps. Vous savez bien que de me faire à l’idée que ma femme fut assassinée a été un terrible coup dur pour moi… mais désormais, je vais mieux ! avouai-je, d’un air décontracté.
- Tant mieux alors ! J’ai vu que vous aviez tenter de renter dans la police ? questionna-t-il, l’air taquin.
- Euh, oui, comment savez-vous ça ?

Il me pointa une liste sous les yeux, où apparaissaient tous les recalés des concours de ces derniers mois. Je baissais le regard avec honte, quand il rangea cette feuille dans un tiroir.

- A croire que c’est plus difficile qu’avant, d’entrer dans la police ! railla-t-il.

C’était justement la raison de ma venue, et il fallait que je saisisse l’opportunité qui s’offrait à moi.

- Justement, Mr. Arty, c’est la principale raison de ma venue…
- Comment ça ? Vous voulez que je vous pistonne ? Ma foi, ça doit pouvoir se faire… ! avoua-t-il, l’air songeur.
- Non, non, absolument pas. Disons que ma principale motivation pour intégrer la police, c’était de pouvoir enquêter sur le meurtre de ma femme plus facilement…

L’inspecteur devint soudain plus sérieux, et posa ses coudes sur son bureau, me fixant d’un œil intéressé.

- Malheureusement, je me suis rendu compte après tous ces échecs que je n’arriverais jamais à rejoindre vos rangs… puis il y a eu cet article, dans le journal.

Je ne savais pas, sur le coup, si je faisais bien de déballer tout ça à un inspecteur de police. Mais je n’arrivais plus à m’arrêter, et l’inspecteur ne perdait pas une miette de ce que je disais.

- Cet homme qui serait apparemment à la tête de la mafia Pokélordienne, poursuivis-je.

Le visage potelé de l’inspecteur fut transformé par une vive expression de surprise. Sûrement avait-il compris là où je voulais en venir, mais il n’eût pas le temps d’exprimer quoi que ce soit que j’avais déjà repris la parole, le souffle court.

- Je voudrais intégrer la mafia.

Il avait tout le temps pour exprimer sa surprise, là. Il lâcha donc un petit cri, la bouche ouverte, à moitié dissimulé par sa main dodue. Il reprit sa respiration, comme s’il venait de courir une distance incroyablement longue, puis se redressa dans son fauteuil qui couinait toujours autant…

- La mafia ? Vous êtes conscient de ce que vous dites ?
- Tout à fait. J’ai l’ultime conviction qu’ils sont derrière le meurtre de ma femme, bien que je n’ai pourtant aucune raison de penser ça. Je veux m’infiltrer au plus près de cette mafia, et apprendre la vérité, rétorquai-je.
- Ma foi, ce n’est pas bête… mais c’est extrêmement risqué, Mr. Fox.
- J’en suis parfaitement conscient.

L’expression de surprise sur son visage s’était atténuée, pour laisser place à un sourire satisfait qui fendait son visage.

- Vous vous doutez bien que je ne suis pas venu ici juste pour vous annoncer ça ? conclus-je.

Il approuva, toujours ce même sourire aux lèvres. Il s’agissait en fait d’un sourire d’excitation.

- Tu as tout mon soutien, Kamina, répondit-il.

C’était la première fois que l’inspecteur Arty m’appelait par mon prénom. Je n’assimilais pas ça à un manque de respect de sa part, mais plutôt à un nouvel ami qui était prêt à m’aider.

***


Je suis arrivé chez moi. J'aurais voulu écrire dans le train, mais j'étais complètement hypnotisé par ce paysage enneigé. L'inspecteur Arty m'a raccompagné jusqu'à la gare, en me répétant sans cesse qu'il fallait qu'on se revoient très bientôt. J'ai partagé son sentiment d'excitation, mêlé à celui de la peur. S'infiltrer parmi la mafia Pokélordienne, quelle audace ! Surtout pour enquêter sur un crime qui n'est peut-être pas un crime...

Je commence à douter. Il se fait tard, je vais sûrement aller me reposer pour apaiser mon esprit.

***


Ce matin, la neige persiste encore à quelques endroits. L'air est toujours frais, et j'aime en prendre une bonne bouffée dès le réveil.

Le Pokélord Times n'a rien dévoilé d'intéressant aujourd'hui, si ce n'est un petit mot -écrit de la main du directeur je suppose- qui remerciait avec sincérité tous les abonnés de ce journal quotidien. J'ai rangé ce bout de papier dans ma poche, puis j'ai attrapé la lettre qui restait au fond de la boîte aux lettres.

Je l'inspecte brièvement, pour finalement apercevoir le cachet de la police de Pokélord. Je songe immédiatement à l'inspecteur Arty. Il avait promis, avant mon départ pour K., de me tenir au courant par rapport à la mafia et son "nouveau visage". Mon cœur ne cessait de bondir dans ma poitrine quand j'ai lu son rapport.

« Cher Monsieur Fox,

Comme je vous l'avais promis avant votre départ pour la campagne, je vous tiens au courant pour ce qui est de la mafia, de ses agissements et surtout de son nouveau dirigeant.

Chose dite, chose faite. Hier après-midi, j'ai reçu mon supérieur hiérarchique qui m'a parlé sans interruption de cette mafia qui reprenait le dessus sur la ville, et qu'il fallait absolument stopper à nouveau ce fléau. Il a lâché de nombreux jurons à l'égard de tous ces mafieux, puis il a daigné me renseigner sur l'état actuel des choses.

Il semblerait que le nouveau visage de la mafia s'appelle Bouh. Ce nom ne me dit absolument rien, mais j'ai jugé bon de vous le faire savoir, comme vous me l'aviez demandé.

En espérant qu'il ne fasse pas trop froid chez vous !

Amicalement,

Inspecteur ARTY
 »

Mes mains tremblaient sans interruption. Je connaissais ce nom. Je l'avais déjà entendu... tout droit sorti de la bouche de ma femme.

Le froid pénétrait mon corps dans une douleur insoutenable.
Grade de Mystherbe (Nouveau Membre)

Mystherbe Nouveau Membre

10/12/2010 à 20:08 Hors ligne #9359

Message édité le 10/12/2010 à 20:11.

[Titre] : ikkatsu

Journal de Bouh

Ca fait maintenant quelques semaines qu'on parle de moi dans les journaux, et ce n'est pas pour me déplaire. Ou devrais-je plutôt dire que je parle de moi dans les journaux. J'aime toute cette agitation autour de moi, le personnage mystérieux qui a repris la mafia de Pokélord après 10 ans de vide intersidéral. Les choses se déroulent plus ou moins bien, et les mafieux affluent à ma porte pour se rallier à moi.

Jusqu'à ce que je reçoive cette lettre...

***


Journal de Kamina

Depuis que j'ai reçu le rapport de l'inspecteur Arty, je ne cesse de le lire et le relire sans interruption. J'étais persuadé d'avoir déjà entendu ce nom, qui plus est de par ma femme. Je me suis décidé à accélérer les choses, donc...

J'ai envoyé une lettre à ce fameux Bouh, hier. J'en ai parlé à l'inspecteur Arty, qui a approuvé mon choix tout en restant très méfiant. Je suis parfaitement conscient des risques que je prends, mais je dois me rapprocher au maximum de cette personne. Je dois connaître la vérité...

Le soleil est resplendissant aujourd'hui, il rayonne dans les plaines verdoyantes et chasse les quelques flocons de neige résistants. Je me laisse bercer par ce magnifique paysage, tandis qu'on tambourine sur la porte...

***


C'était mon voisin qui était venu me demander si je pouvais lui prêter ma caisse aux outils. Mon entourage est composé de voisins charmants, que j'aide avec plaisir. Je leur dois bien ça, car ils étaient là lors de ma période de deuil...

J'espère recevoir une réponse de Bouh assez prochainement. L'inspecteur Arty m'a harcelé pour que je le tienne absolument au courant de sa réponse, et que je ne fonce pas tête baissée. Ce que je ne comptais absolument pas faire, car je savais l'aide de l'inspecteur très précieuse.

***


Il fait déjà nuit, et je me surprends encore à rédiger dans ce vulgaire cahier rouge. Je viens y ajouter quelque chose inconsciemment, sans arrêt, que je m'ennuie ou non.

Il a fait très beau et chaud aujourd'hui, pour un mois de décembre, et ce fut très agréable de se promener par un temps pareil. Je n'étais visiblement pas le seul, car les rues étaient étonnement remplies bien que mon village soit assez petit. J'en ai ainsi profité pour rendre visite à ma femme, au cimetière. Ca faisait un petit moment que je n'étais pas aller à lui raconter mes journées, et j'avais décidé, en cette après-midi ensoleillée, d'y remédier.

Le cimetière du village se trouvait pas très loin de la gare, autant dire à l'opposé de mon domicile. J'avais décidé de m'y rendre à pied, passant par les quelques ruelles animées du village. Il fallait grimper une petite colline pour atteindre le cimetière, qui surplombait tout le village, comme si la mort nous observait.

La hauteur suffisait à ce que l'air soit légèrement plus frais, et je ne trouvais pas ça désagréable. La légère brise venait sécher les gouttes de sueur qui perlaient sur mon front... et les larmes qui coulaient sur mes joues. J'avais toujours du mal, psychologiquement, à pénétrer ce cimetière, malgré tout ce temps.

La tombe de ma femme était juste à côté de l'entrée du cimetière, sous un cerisier qui resplendissait en automne. Il semblait triste en ce mois de décembre, tout comme je l'étais devant la pierre tombale de ma défunte bien-aimée.

Quelques pétales roses du cerisier virevoltaient encore sur le marbre, au gré du vent, parmi les gerbes de fleurs que je déposais régulièrement. Je m'étais accroupi devant elle, le sourire crispé et les joues humides.

- Ca faisait un petit moment, mon amour, m'excusai-je. Tu ne m'en voudras pas, j'espère... bon, euh, il faut que tu saches que j'ai encore raté mon examen d'entrée à la police.

Une bourrasque de vent souffla, emportant les pétales roses dans le ciel bleu azur.

- Oui, je sais, je suis impardonnable... mais, j'ai trouvé une alternative ! Bien qu'elle soit plutôt risquée, j'aurais peut-être au moins la chance de te rejoindre plus vite.

Je ressentais encore cette vive douleur aux oreilles, que ma femme affectionnait particulièrement me faire subir quand je disais une bêtise. Je souriais.

- Tu verrais le temps qu'il fait, aujourd'hui, c'est incroyable ! Il a neigé pendant la semaine, avec un froid à glacer le sang. Mais aujourd'hui, étrangement, il y a un soleil de plomb et une chaleur propre à un mois de juillet ! C'est vraiment bizarre, mais ce n'est pas désagréable !

Des bruits de pas dans les graviers, puis un couple de vieillards passa derrière moi. Je leurs adressais un signe de tête amical, tout en continuant la discussion avec ma femme.

- Tiens, monsieur et madame Winot viennent de passer. C'est impressionnant comme ils vieillissent mal, on dirait qu'ils se décomposent à vue d'œil ! m'exclamai-je, riant aux éclats.

Sûrement devait-on me prendre pour un fou, dans ces moments-là, mais j'aimais beaucoup me livrer à ma femme. Même si j'étais encore assez lucide pour savoir que je n'obtiendrais aucune réponse.

Je me levais, toujours le sourire aux lèvres. J'embrassais le marbre glacial, avant de quitter le cimetière, avec ces larmes qui coulaient à nouveau sur mon visage.

***


J'ai rêvé que j'étais intégré à la mafia, cette nuit. C'était plutôt étrange, car la mafia ne ressemblait pas du tout à ce que je pensais. Tout le monde était vêtu d'un costard rose, la démarche et l'intonation de la voix assez étrange. Et leur chef se faisait appeler Cort, cette fois-ci. Vraiment étrange.

J'ai secoué la tête pour évacuer toutes ces pensées inutiles, puis je me suis dirigé vers la boîte aux lettres, comme tous les matins, tout en étant excité. J'attendais la réponse de Bouh avec impatience.

Il y avait, comme à l'accoutumé, le journal Pokélord Times qui prenait quasiment toute la place dans ma petite boîte aux lettres. Je l'extirpais avec difficulté, pour le ranger sous mon bras. Ne restait ainsi plus qu'une enveloppe dans cette petite boîte métallique. Je la fixais, secoué de tremblements.

Cher Mr. Fox,

Je suis particulièrement touché par votre demande, et je me ferais une joie d'y donner suite. Votre motivation me semble flagrante, et votre ancien poste de vigile me semble être un atout pour vous joindre à moi. Je vais juste me contenter de vous communiquer un lieu de rendez-vous, où nous pourrons discuter de tout ceci plus agréablement.

samedi 17h, la taverne du Mordzien.

En espérant vous voir très rapidement,

X


J'étais assis dans mon canapé quand j'avais entamé la lecture de cette lettre. Je tremblais sans cesse, et ma main se dirigea machinalement vers ma poche, pour en extraire le mot de remerciement du prétendu directeur du Pokélord Times. L'écriture était strictement identique.

***


Journal de Bouh

Le Pokélord Times vient d'être envoyé à tous nos abonnés. C'est tellement pratique de diriger un tel quotidien, je peux me permettre de lâcher des informations sur moi et mon réseau, à ma guise, quand bon me semble.

Aujourd'hui, j'ai jugé bon de préciser que nous avions commis un nouveau meurtre. Bien que les preuves soient insuffisantes, évidemment.

***


Journal de Kamina

Je feuilletais le journal, tendu, manquant d'arracher les pages à chaque tremblement. Mes yeux, rivés sur le journal, cherchaient désespéremment un article sur la mafia. N'importe quoi.

Puis le texte me sauta aux yeux. Malgré cette chaleur étouffante, j'avais l'impression que ce nouveau vent glacial s'était engouffré dans la maison.

Un accident de la route en périphérie de Pokélord à causer la mort de deux personnes. Ces derniers étaient au volant de leurs voitures respectives, quand elles se sont percutées d'une violence inouïe. La vitesse des deux conducteurs, établie approximativement par la police, semblait être totalement correcte. La police enquête sur cet accident, tout en n'écartant pas à nouveau la thèse du meurtre... et de la mafia.

Les circonstances étaient exactement les mêmes que pour l'accident de ma femme. Je suffoquais, des sueurs froides parcourant mon échine.

J'embarquais tous ces documents pour sauter dans le premier train. Je devais me rendre à Pokélord et voir l'inspecteur Arty de toute urgence...
Grade de Pif-Oeil Fox (Nouveau Membre)

Pif-Oeil Fox Nouveau Membre

10/12/2010 à 20:56 Hors ligne #9360

Fort sympa Eden, pas mal l'idée des journaux de Kamina et Bouh. Ça peut-être très intéressant %)
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