[Mordz Remake] <WARNING> Attention, ce reboot se transformera en trilogie seulement et seulement si le premier opus est un succès d'audience (peu importe la critique positive ou négative) </WARNING>
[Version 17.0] : Conséquences de la chute de Son Altesse Sérénissime Césarium Might et ce qu’il se passa ensuite
Il y aurait matière à développer au moins un épisode entier sur tout ce qu’il s’est déroulé depuis la dernière fois où nous avions quitté les lointaines contrées du Mordz et le moment où nous allons les retrouver. Dans un souci de clarté, nous retracerons ici rapidement les grandes lignes de ce que l’auteur juge important de retenir dans ce saut dans le temps :
Son Altesse Sérénissime Césarium Might est destituée. Son grand Zhuzir prend la place du calife à la place du calife.
Voilà. En gros.
La quiétude semblait enfin revenue sur le royaume du Mordz et l’état de liesse qui avait suivi la fin du règne de Son Altesse Sérénissime Césarium Might était peu à peu retombé. La populace mordzienne semblait s’ébattre joyeusement sous l’œil attentionné de leur nouveau souverain : Sa Sainteté Père Nowellissime Zhu, dit le Bien Aimé du Peuple… enfin, au début.
Mais le royaume du Mordz, bien que débarrassé de son tyran, n’était pas au bout de ses peines. Pourquoi, me direz-vous ? Eh bien sinon cette histoire n’existerait pas et il n’aurait été nul besoin de la raconter. D’uh !
Il faut avoir conscience qu’en cette époque la population du Mordz était consituée à 95% de n00bs, fétichistes des extrémités des personnes de pouvoir, et à 5% d’honnêtes citoyens, bien qu’honnête ne soit pas l’adjectif le plus adapté pour les décrire. Disons plutôt que 5% d’entre eux possédaient une intelligence supérieure à celle d’un escargot – sans vouloir offenser la famille des gastéropodes.
L’une des conséquences nombreuses de la disparition de Might fut qu’elle engendra un exode massif des n00bs qui, faute de pieds à lécher, allèrent se faire voir ailleurs. Génial, devez-vous vous dire ! Le Mordz était enfin débarrassé de ce fléau ! Vous verrez plus tard qu’il n’en était rien.
Pour le lecteur éclairé qui aura lu et, j’en suis sûr, relu récemment tous les précédents épisodes des Histoires Mordziennes (ici :
[Lien externe] ), il se souviendra sûrement que l’un des conflits majeurs durant le règne de Son Altesse Sérénissime Césarium Might, avait été l’ouverture des frontières aux n00bs étrangers sans vérification préalable de leur identité. Ainsi une tonne d’entre eux s’était déversée sur le territoire pour piquer le travail des honnêtes citoyens (encore une fois pas si honnêtes que ça) du Mordz qui était là au moins depuis 6 mois avant eux.
Si à l’époque la bataille avait paru juste, lorsque ces mêmes n00bs se retirèrent du territoire comme la mer à marée basse, les 5% restants d’honnêtes citoyens (je veux pas avoir l’air d’insister mais encore une fois honnête n’est pas le mot le plus adapté. C’est un peu comme une métaphore. Non ? Bon. Au risque de paraître frontiste on les nommera à partir de maintenant les Mordziens du Mordz.). Nous disions donc, les 5% restants des Mordziens du Mordz se retrouvèrent soudain en majorité écrasante de 95%.
Oh, jouissance alliée ! Oh espoir récompensé ! Nous sommes enfin débarrassés de ce fléau des n00bs se disaient-ils en se félicitant les uns et les autres à grands coups de claques sur l’épaule. Sa Sainteté Père Nowellissime Zhu, dit le Bien Aimé du Peuple… enfin, au début leur avait fait le plus beau des cadeaux qu’ils puissent rêver. Et, contrairement à Son Altesse Sérénissime Césarium Might qui avait bâti sa répugnante réputation en s’enfermant du haut de sa tour d’ivoire et en se coupant ras les cheveux pour être sûr qu’aucun chevalier ne l’escaladerait, Sa Sainteté Père Nowellissime Zhu, dit le Bien Aimé du Peuple… enfin, au début avait un style tout à fait normal. Il faut dire que le nouveau roi était parti de rien et s’était élevé tout seul jusqu’au plus haut des sommets (Enfin, ça c’est la légende. Pendant toute l’ascension il était resté le cul dans son traineau alors que ses rennes volants faisaient tout le sale boulot.). Ses origines modestes l’aidèrent à gagner la sympathie du peuple qui fut aveuglé par la catastrophe économique imminente qu’allait subir tout le pays. Le changement était là, et ils n’allaient pas l’aimer.
Vous devez vous demander pourquoi l’auteur tourne autour du pot avec cette catastrophe qui pendait au nez des Mordziens du Mordz ? Que pouvait-il arriver de pire que Son Altesse Sérénissime Césarium Might ? Eh bien on aura au beau dire ce que l’on veut sur le règne de ce dernier, au moins on ne s’ennuyait pas et le pays tournait rondement grâce au flux continu de n00bs et aux trafics plus ou moins légaux qu’ils généraient. En effet, avoir quelques esclaves n00bs était toujours bien vu par la société bien pensante des Mordziens du Mordz.
Alors ? Voyez-vous où l’on se dirige lentement ? Si les n00bs quittaient en masse le pays, qui servirait le thé ou ferait coulé le bain ? Qui servirait de punching ball après une longue journée de beuverie au Shelbar ? Qui serait le jouet des plaisirs délurés et parfois malsains (mais toujours de bon goût) de l’administration corrompue ?
Eh bien oui, dans une population où tout le monde dépasse l’éducation du bigorneau (toujours sans animosité envers nos amis à carapace) personne ne veut plus s’occuper des tâches ingrates. Tout le monde croit que sa vie a plus de sens que l’animal sauvage volant qui traversait parfois le ciel en un feu d’artifice du spectre des couleurs tout en vous faisant saigner les oreilles : le Nyancat.
Plusieurs Mordziens du Mordz suivirent alors l’exemple des n00bs émigrèrent vers les pays avoisinants et plus florissants, où la vie semblait plus
{Bip} ou plus trash. Le Mordz était devenu un désert. Un pays apathique et inapte au confort de ses rares habitants et Sa Sainteté Père Nowellissime Zhu, dit le bien aimé du peuple… enfin, au début était devenu le roi d’un joli tas de sable, mais un tas de sable tout au moins.
Ses cent pas raisonnaient dans le palais vide et plein de courant d’air de son prédécesseur. Tout paraissait sinistre et délabré malgré les travaux de rénovation que le souverain avait décidé d’entreprendre… Clairement, la main d’œuvre manquait.
Le jeune seigneur cherchait une solution. Son pays était au bord de l’oubli et il n’avait aucune idée de comment le rafistoler. Il serait bien allé boire un coup au Shelbar pour se donner des idées mais il n’y avait plus de n00b pour faire la plonge et les verres étaient encore à moitié remplis de la substance précédente lorsque le gérant vous le servait. Pire encore, l’endroit c’était transformé en espace de détente où les Mordziens du Mordz se retrouvaient pour discuter calmement et sereinement de la pluie et du beau temps. Comment alors faire travailler son esprit créatif dans une telle ambiance aseptisée ? Il se demanda qui avait eu l’idée de transformer l’endroit. Puis il se souvint que c’était lui.
« Vous avoil ennui pas vlai ? » fit alors une voix aussi suave qu’un rouleau compresseur qui semblait partir du creux de ses reins pour lui remonter le long de la colonne vertébrale.
Il se retourna surpris : « Haut les mains ! Peau de lapin ! ». Devant lui se trouvait une petite silhouette aux traits masqués par un voile de mousseline noire. Des symboles bizarres et probablement cabalistiques étaient brodés sur le pourtour de son capuchon.
Sa Sainteté Père Nowellissime Zhu, dit le bien aimé du peuple… enfin, au début voulait savoir qui était cet impertinent qui le dérangeait. Il faillit appeler sa garde mais il se souvint qu’il ne restait plus personne si l’on exceptait Patouzarini, mais ce dernier ne se dérangerait pas pour si peu ; trop occupé à gérer la fiscalité désastreuse du pays ou, plus probablement, à jouer au solitaire depuis qu’il n’avait plus assez d’adversaires pour faire une belotte.
Mais l’étranger paraissait lire les pensées du souverain. « Dans votle langue on m’appellelait Neufdixdo. Le viens de la lointaine contlée du Lapon. » Sa Sainteté Père Nowellissime Zhu, dit le bien aimé du peuple… enfin, au début était impressionnée. « Vous… Vous êtes un laponais ? »
Le mystérieux étranger hocha la tête. « Oui. »
Le Lapon était un pays mythologique que tout citoyen du Mordz avait un jour révéré de plus ou moins loin. Les légendes étaient nombreuses et les clichés plus encore ; comme l’atteste l’accent que revêt son représentant dans cette histoire. Si l’on remontait assez loin dans les méandres de l’histoire on pourrait s’apercevoir que le Lapon était la source de la création du Mordz. Par analogie le Lapon était Dieu et les laponais, des anges venus du paradis.
Subjuguée par cette vision divine, Sa Sainteté Père Nowellissime Zhu, dit le bien aimé du peuple… enfin, au début tomba à genoux, paumes ouvertes en signe de soumission. Devant lui se dressait la réponse à ses doutes. Dieu avait envoyé son messager pour lui porter secours et pour sauver le Mordz de sa lente destruction. Oui, il allait pouvoir sauver le pays pour lequel il avait tant donné. Le Mordz renaîtrait de ses cendres. Le Mordz survivrait !
Il l’ignorait mais en réalité il s’apprêter à passer un pacte avec le diable.
[A suivre...]