Quote séquence.
"Après quand on voit les filles dans la rue diiscuter, ou meme dans les chansons, elles cherchent toutes un "bogoss d'un mètre 80 minimum, musclé"... A force d'entendre ca à longueur de journée, le soir quand on se voit dans la glace et qu'on respecte pas ces magnifiques critères, c'est dur de pas se dénigrer..."
> je suis brune et plate (et pas asiatique avant que vous alliez chercher n'importe quoi comme excuses, ça n'empêche que j'ai un minimum de confiance en moi et qu'on me regarde
dire qu'on aime les grands musclés (et blonds aux yeux bleus, comme mon bogoss de prof d'anglais), ça permet de s'intégrer, genre 'copiiine on a les memes gouts' et ça ne veut souvent rien dire des goûts réels de la personne.
"On me traitait de laidrons, d'erreur de la nature, que je ne devais même pas vivre (faut le faire quand même). Au fil du temps, j'ai perdu confiance en moin et quand je me regardais dans le mirroir, tout se que je voyais s'était une fille moche, depressive et sur le point de crever."
> moi c'était 'face de rat', j'ai lâché posément 'moi aussi, je t'aime' au gars, étrangement depuis il m'a tjs évitée *sifflote*
un être humain ça a basiquement le même fonctionnement qu'un animal vis-à-vis des ennemis (même si bcp plus complexe), à savoir que la meilleure défense c'est l'attaque et que quand on a peur de quelqu'un le meilleur moyen est de s'ne prendre à lui...
Si l'autre n'est tjs pas apeuré, alors on va adopter une attitude de fuite - au final, ce qui compte, ça n'est pas que vous soyez en position de force vis-à-vis des autres, mais bien qu'eux le croient
"On peut aussi se dévaloriser à cause de ses parents. Un gamin qui fait son lit et qui voit sa mère le refaire deux minutes après, le gamin qui passe l'aspirateur et qui voit sa mère le repasser, toujours sans rien lui dire dans le meilleur des cas, ou un "regarde moi ce travail" dans le pire des cas. La suite devient logique."
> ça représente la majorité des parents je crois...ils n'imaginent pas l'importance que ça peut avoir, dans ce cas autant en parler avec eux... (à condition bien sûr de les croire lorsqu'ils vous expliquent que ça n'a rien à voir avec votre travail et que c'est normal pour un parent d'avoir toujours besoin de 'superviser' leurs enfants (ça leur évite de culpabiliser à penser qu'ils ne s'en occupent pas suffisamment ? c'est d'ailleurs encore pire avec les adolescents, parce que les parents ont souvent un peu de mal à ne pas 'perdre le contact' avec leurs enfants, alors ils finissent par se rabattre sur tout ce qui est d'ordre domestique parce que c'est encore un domaine où les gosses sont-et seront pendant une bonne partie de leur vie, à l'heure actuelle- dépendants d'eux))
"Les autres parents disent "Regardez-moi ça ! Il a même pas 2 ans qu'il parle et marche déjà ! Quelle honte ! Il ne faut pas pousser les enfants, ils en auront plein la tête après"."
> que dire quand il lit et compte ?
j'ai connu aussi, sauf que moi c'était un peu différent (dans la mesure où malgré tout le respect que j'ai pour ma mère au niveau purement intellectuel, il y a des moments où elle aurait pu éviter de se conduire en mentor, et on peut dire qu'elle 'poussait' un peu dans ce sens)
"En effet, j'entends de plus en plus de gens - dont je fais aussi partie - se pleindre d'eux-mêmes, se rabaissant - intentionnellement ? - au possible."
> On appelle ça de la fausse modestie
Se dévaloriser, c'est marrant ; c'est presque devenu in.. autant que d'enfoncer les autres... à se demander si les deux ne sont pas corrélés : on se dévalorise pour attirer l'attention sur soi et indirectement se positionner en victime, ce qui vous octroie au moins la qualité de savoir souffrir en silence, et sinon l'amitié, au moins la sympathie (au sens étymologie : souffrir avec... comme la pitié, en somme) de l'entourage ; et ensuite, obéissant à une bonne vieille tendance qui consiste à penser que c'est mieux d'être le meilleur d'un monde de nuls que le plus nul d'un monde de roxxors, à enfoncer les autres (c'est prouvé : quand les gens voient un gagnant du Loto, ils ne pensent pas 'si seulement moi aussi j'avais pu gagner la même somme!' mais 'pf, c'est trop injuste, ce type. Il mériterait de tout perdre') - la raison en étant qu'il est humainement tellement plus simple de faire souffrir l'autre que de se remonter (ça demande moins d'introspection, donc moins de risques de découvrir quelque chose de déplaisant qui transformerait la déprime 'mode' en authentique déprime)...
Une théorie à creuser tiens.
Quoi qu'il en soit le problème c'est qu'on veut tout et son contraire : et admettons qu'on l'ait, on se sentira paumé, complètement égaré entre deux dimensions parallèles, et on commencera à se demander si en fait on a vraiment ce qu'on voulait, si ce n'est pas une immense illusion, etc.
(j'avoue être assez touchée par ce phénomène : du point de vue de la société j'ai bcp de chance, et bcp de doutes aussi... ce qui, toujours du point de vue de la société, est un bien, sauf que je sais pertinemment ne pas être l'être parfait, en conséquence le point de vue de la société cloche, et si il cloche sur ce càté là pourquoi pas sur tout le reste ? > généralisation vicieuse)
L'introspection c'est bon, mangez-en... par contre évitons d'en abuser, parce que si avec trop peu de recul sur soi-même on se met à s'en prendre aux autres, quand au contraire on essaie d'en prendre trop on tombe vite dans des questions sans réponse, plus paradoxales les unes que les autres, et qui au fond, n'ont pas vraiment d'intérêt...
Voire aucun.
On peut très bien vivre sans se poser la question de savoir si on est beau ou moche, si on est gentil ou non, si on est intelligent, prétentieux, apprécié vraiment, doué dans tel domaine ou non.
C'est dràle : autant la curiosité et le doute sur ce qui nous entoure sont des armes puissantes, autant retournées sur soi-même elles montrent vite des limites... logique quelque part ; elles s'exercent de part notre propre jugement, qui s'il n'a pas son pareil pour se faire une opinion sur d'autres, se trouve bien vite pris dans un immense dilemme en s'en posant sur lui-même (et voilà comment on fait gagner de l'argent aux psys)
Je ne sais pas si j'ai répondu au sujet, je sais que j'ai fait de la psychosocio de café-bar, mais je n'ai rien de mieux à proposer pour l'instant...
Mon opinion étant juste que la dévalorisation est causée par une mauvaise connaissance de ses propres limites - donc un mauvais usage de son propre jugement quelque part...
et que si on essayait parfois de mettre sa conscience en mode off (ok, c'est impossible... Faut dormir la nuit, ptetre ?) ou de l'exercer sur autre chose (demandez-vous pourquoi les oiseaux se cachent pour mourir, pourquoi le drapeau américain est bleu-blanc-rouge, pourquoi ln e = 1 et pourquoi les électrons sont en perpétuel mouvement... Pourquoi ne voit on que certaines longueurs d'onde de la lumière, pourquoi les bébés naissent-ils incapables de se débrouiller, pourquoi les corbeaux sont noirs et pourquoi certaines personnes sont immunisées contre le SIDA, pourquoi les virus ne sont pas vivants et les ordinateurs non conscients, pourquoi les bactéries ne dominent pas le monde (même si en fait, elles le dominent), pourquoi on a des poils de différentes couleurs sur la tête et les bras, comment ça se fait qu'on puisse attraper le tétanos, pourquoi la mouche tsé-tsé cause la maladie du sommeil ou encore pourquoi les Africains ont les cheveux crépus ; pourquoi le français est si compliqué et pourquoi le latin utilise ces déclinaisons bizarres.... pourquoi une empreinte est dite digitale alors qu'elle n'a rien à voir avec des nombres, pourquoi on ne compte pas en base 64, comment un fou a eu l'idée de mettre au point un algorithme de cryptage, pourquoi Isaac Newton n'a pas été une femme, ou autre avalanche de questions), ça vous fera du bien à la culture et à l'ego...