Puisque tu parles des oiseaux, qui prétendument n'auraient rien à apprendre, tu fais fausse route : on voit souvent dans les reportages et dans les zoos des gardiens spécialement chargés de nourrir les jeunes oisillons abandonnés en enfilant une marionnette en forme d'oiseau.
En réalité, les oisillons ainsi nourris par un "autre oiseau" se souviendront toute leur vie de ce détail et nourriront donc eux-même leur éventuelle progéniture. En effet, si les oisillons avaient été nourris à la main nue ou à l'écuelle, ces oiseaux n'auraient jamais acquis l'idée de nourrir leur future progéniture.
Concernant la vulnérabilité, ça ne marche que dans très peu de cas : si on parle d'accident de transport, d'explosion, etc, les adultes ne sont ni plus ni moins vulnérables que les enfants.
Ensuite, je ne comprend vraiment pas tes 4 (je n'en vois déjà que deux) parties du développement.
Pour la première, il est très courant de demander une contrepartie aux enfants pour ce qu'on leur donne, ne serait-ce que la fameuse notion "le Père Noël n'apporte de cadeaux qu'aux enfants sages", ou encore les parents qui demandent de bonnes notes à leurs jeunes enfants en échange de telle ou telle récompense.
Quant à la deuxième partie, je ne vois aucun rapport entre début de la vie sexuelle et acquisition des notions de bien et de mal (parfois voire souvent, ces deux acquisitions sont extrêmement distantes dans le temps, dans un sens ou dans l'autre).
Citation: Tu ne prends en compte que l'utilité a la Société, et je trouve ca au moins aberrant, car c'est totalement dénué d'humanité. Tu juge ce cas comme une machine et non comme un homme. |
Ah.
Mais premièrement (sans même discuter de la majuscule que tu attribues à un nom commun), qu'est-ce que faire preuve d'humanité ? Il est imprudent de discuter d'un concept sans l'avoir défini...
Faire preuve de compassion ? Soit. Mais alors chaque être humain mérite le même taux de compassion (jusqu'à preuve du contraire), et toute discrimination infondée sur la distribution de la compassion est injuste.
Quels sont les raisonnements proposés ? Commençons par le tien :
"J'ai le choix entre sauver un enfant de deux ans et un jeune ingénieur de 25 ans. Je sauve l'enfant parce qu'il le mérite plus. Plus innocent, 20 années de plus à vivre, 20 années d'éventuel bonheur dans le monde."
Voici le mien :
"J'ai le choix entre sauver ces deux personnes. Je sauve l'ingénieur : on évite une perte sèche (frais de 20 ans de formation coûteuse), on a une perte quasiment nulle, et le travail que sera capable d'accomplir cet ingénieur apportera du bonheur à toute la société, que ce soit par ses créations ou l'argent de ses impôts. Par ce moyen, il apportera un peu de bonheur à tous ses compatriotes pendant toute sa carrière. De plus, il a beaucoup plus d'amis et de gens qui l'aiment que le bébé (il a peut-être déjà une famille et des enfants). Sa disparition sera moins dommageable sur tous les niveaux."
(Tu dois être content, j'ai pris en compte des notions telles que le bonheur et les sentiments).
Ensuite, je reprécise ma position : je ne dénonce que la différence de traitement suivant l'âge. Les autres conditions (handicap, maladie, ...) sont parfaitement défendables, et je n'ai jamais dit qu'un enfant ayant le cancer ne méritait rien de plus qu'un autre enfant ou quoi que ce soit. Qu'ils soient traités en Hommes, c'est tout.
Est-ce si dur que ça, de renoncer à l'idée qu'il y a plusieurs castes parmi les humains, certains plus méritants par nature, et d'autres qu'on peut systématiquement reléguer, sacrifier et déconsidérer ?
Ta tirade suivante m'a bien fait sourire : je dénonce l'anthropocentrisme (au passage, tu peux aller consulter Wikipedia à ce sujet, toi qui ne sembles connaître ni l'existence ni le sens du mot), et tu essayes de me contredire en faisant preuve d'un anthropocentrisme extravagant tout en m'accusant d'anthropocentrisme.