Zut, dsl pour le post précédent, un clic raté... -_-
Le sujet est intéressant, et il recoupe des réflexions que j'ai déjà faites, ça tombe bien !
En fait, je crois qu'il ne faut pas essayer de penser un système, qui serait "le meilleur" en théorie, puis de l'appliquer à des élèves. Partons plutôt de ce que les élèves sont, veulent, de ce que l'éducation doit faire passer comme valeurs/connaissances, et construisons un système à partir de ce constat.
Pour moi, une des choses les plus fondamentales à prendre en compte, c'est le fait que nous ne sommes pas égaux. Dans ce domaine comme dans d'autres, il y a des gens qui sont plus "faits" pour faire un certain type d'études que d'autres. Ce constat d'inégalité n'est bien entendu pas péjoratifs, et ne vise pas à cloisonner qui que ce soit, ni à définir "les meilleurs" des autres. Il s'agit de voir que tout le monde ne veut, et n'est pas capable de la même chose.
Dans ce sujet, je pourrai prendre l'exemple de Toch qui dit avoir été dégoûté des CPGE, je connais aussi d'autres personnes dans la même situation, et des exemples comme le mien qui s'est bcp amusé en CPGE. Tout comme je connais des gens qui s'ennuient ferme en fac, et d'autres auxquelles le système convient parfaitement.
Il en va de même pour les personnes qui font le lycée après le collège, et d'autres qui font un BEP ou autres. De toutes façons, il faut de tout pour faire un monde, aucun style d'étude ne doit être valorisé plus qu'un autre. Tout est bon, il faut juste trouver les personnes à qui ça convient, et ne pas placer des gens là où ils ne se sentiront pas à l'aise. Il en va enfin de même pour les études scientifiques par rapport aux sociales ou littéraires ou autres : pas de hiérarchie, simplement des différences.
On va me rétorquer que les études scientifiques type CPGE sont plus valorisées, etc. C'est vrai, mais est-ce le plus important ? Le plus important n'est-il pas de se sentir bien dans ce que l'on fait, et surtout d'admettre qu'il y a des choses que l'on ne sait/peut pas faire ? La réussite se définie par rapport à soi, et pas par rapport à la société, enfin devrait, c'est mon avis. Je connais bcp de gens qui ont fait CPGE puis Grandes écoles et qui sont malheureux dans leur travail/vie parcequ'ils ont fait ça plus ou moins "pour faire plaisir à papa/maman" et en fait ça ne leur convient pas.
Je suis pour l'idée de garder un système élitiste, qui permet de tirer les gens motivés/intéressés par des études complexes et longues à donner le meilleur d'eux-mêmes. Mais je suis pour l'idée d'encourager les gens à se renseigner plus sur les autres filières, parfois moins cotées, mais bien plus adaptées. Mais cela n'intervient qu'au niveau post-bac. Il n'y a pas d'élitisme avant le bac. Et c'est normal, on peut admettre qu'il y a certaines connaissances de bases que tout le monde doit avoir. Outre savoir lire et compter, qui sont les fondamentaux, il faut savoir penser et vivre en société, c'est aussi le but de l'école.
Il y a eu une remarque sur le temps de travail en cours. Je pense que tout compris (devoirs maison aussi) une somme de 35h hebdomadaire est honnête. Ca peut sembler beaucoup, mais il faut bien voir que c'est dans cette période de la vie qu'on apprend le plus de choses, et que l'on engage son futur. Même si bien souvent on ne s'en rend pas compte.
La France a actuellement, dans les hautes études, des systèmes élitistes partout. Que ce soit les CPGE, les prépas HEC, ou les formations type "sciences politiques", et c'est beaucoup grâce à ça que l'on tient le rang actuel au niveau mondial, que ce soit en technologie/économie/politique. Même si en politique ça peut prêter à rire quand on voit le délire actuel, quand on se penche sur le sujet on se rend compte que tous, autant qu'ils sont, sont impressionnants de connaissances et de maîtrise.