Quoi, j'ai pas le droit de dire ça ? o_____O
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Visitors ; chapitre 23 "Bâtard" a écrit : - Il faut que vous sachiez, commença enfin Illyria, que j´étais très jeune quand j´ai rencontré Janus pour la première fois. C´était à peu près deux ans avant le Cataclysme, ce qui fait douze ans au total. |
).
)
Elvic a dit
One shot.
[b][ [vert]Dossier A1[/vert] ]: Light NineTales[/b]
"Je me souviens. C'était dans ces temps troublés... Il y a très, très longtemps... Cette époque terrible après la malédiction du Cavalier de la Nuit. Une pluie de catastrophes s'était abattue sur la Polordie. Might City était ravagée... Partout, des camps de réfugiés, des gens qui crevaient de faim... Et pour couronner le tout, l'armée Trashienne qui se massait à la frontière Nord. C'était une époque d'un chaos sans nom. Moi, j'étais qu'un gamin, tu comprends? Je comprenais pas vraiment tout ce qui se passait. Mais il y a une chose dont je me rappelle parfaitement. Ce triste jour d'octobre où j'ai croisé la mort pour la première fois.
Je vivais dans un petit patelin, au nord de Might City. En ce temps là, l'influence de la secte démonie était si forte qu'ils projetaient de prendre le contrôle de la ville et de destituer Might. Ils s'apprêtaient à faire le coup du siècle, et avaient le soutien des trashiens. Seulement voila, un des plus fidèles lieutenants de Might, un certain Fleurytank, se cachait dans notre village, prêt à les contrer en cas de besoin. Cela peut sembler stupide dit comme ça, mais cet homme - du moins, biologiquement, car pour l'avoir rencontré un jour, crois-moi, je peux te dire qu'on ne pouvait qu'en douter, vu sa façon de parler et de s'habiller... - cet homme, donc, était selon la légende, capable de décimer à lui tout seul un régiment entier. Les démonis ne pouvaient pas prendre le risque de laisser se mettre en travers de leur route un fidèle du pouvoir en place. Ce n'était pas tant la puissance qui les inquiétait. Entre Greed, Bart et Ganon, les démonis avaient largement de quoi en découdre. Seulement voila, Fleurytank était aussi l'un des chouchous du peuple, juste derrière le légendaire Patouzarre. Et un leader, ça, ils ne pouvaient pas le laisser passer.
Ajourd'hui encore, je me demande pourquoi il se plaquait dans notre bled. A une heure de Might City en jeep, autant dire que c'était vraiment la cambrousse... J'ai établi une théorie selon laquelle il aurait cherché eu pour mission de créer une résistance en partant de l'extérieur de la ville en cas de coup dur, Patouzarre et les autres lieutenants se chargeant de défendre celle-ci en cas d'attaque combinée des démonis et des trashiens... Mais je ne suis pas sûr que ce soit ça. Peut-être qu'il avait juste la trouille. J'en sais rien. Une chose est sûre, c'est qu'il se planquait dans notre village.
Black Hill. C'était le nom du village. Un nom kitch tout droit sorti d'un roman de fantasy qu'on aurait fait s'accoupler avec un vieux western. Taux d'alphabétisation: 20%. Un vrai trou quoi, comme il y en avait des dizaines à l'époque. Faut dire que Might ne s'intéressait pas vraiment à ce qui se passait en dehors des frontières de la ville. C'est resté comme ça jusqu'à ce qu'il comprenne qu'un provincial de faible niveau social, c'est très facile à manipuler... Mais je m'égare. Black Hill donc, une petite bourgade sale, au sommet d'une colline. Un petit demi-millier d'âmes, avec de petites exploitations agricoles, de petits fermiers qui élevaient leurs petits moutons, avec un petit esprit et une petite chance de ne pas mourir d'une petite cirrhose tellement ça picolait du petit alcool de petite patate. Et tu sais quoi? C'est là que j'ai passé les dix premières années de ma vie. On m'a souvent chambré à cause de ça... T'imagines? Ca remonte... J'ai appris à tirer au fusil avant de savoir lire, j'te jure. Ben ouais, en ce temps là, t'allais à la chasse avec ton vieux avant tes sept piges. Et à l'école, si t'y allais un jour, c'était pas avant tes huit ans. J'ai eu de la chance, moi. J'y suis allé, à l'école... D'ailleurs, c'est dans cette petite école, au milieu du bled, et face de l'église, que cette histoire a vraiment commencé. Deux jours après mes dix ans.
J'usais mon fond de culotte sur un vieux banc, rattaché à un pupitre qui tenait encore debout par je ne sais quel miracle. On apprenait le calcul je crois. Je me souviens bien de ça, aussi. 'Huit fois sept, ça fait combien?', m'avait dit le maître, un vieux croulant. J'ai jamais eu le temps de répondre. De toutes façons je la connaissais pas la réponse. Sauvé par le gong. Dommage que le gong soit une putain d'explosion qui avait ravagé la moitié de la classe, embrasé petit à petit le fond de la salle et laissé pour mort la moitié de mes petits copains.
Je me souviens bien de la gueule du vieux, terrifié, qui osait pas bouger. Moi, je m'étais planqué derrière un bureau. Et là, j'ai vu un type entrer. Grand, cheveux coupés courts avec quelques épis qui retombaient sur sa tronche toute pâle, avec des lunettes de soleil vachement classe, un costard-cravate et le futal assorti. Et une petite sacoche. Un dandy comme on en fait plus.
Là je sens que tu comprends plus rien. Enfin je sens... Non en fait je sens rien, mais je me dis que si t'étais en face de moi, tu te demanderais ce que faisait ce gars là, à ce moment précis. Bah figure-toi qu'en fait, les démonis, ils l'avaient appris, que Fleurytank créchait à Black Hill. Ca, je ne l'ai su qu'après, bien sûr. A cette époque là, je m'en foutais pas mal. Je venais de voir un pan de mur écraser mes copains de classe, j'avais du sang et des bouts d'intestin dessus, et j'ai vu un type inquiétant entrer par le trou que l'explosion venait de créer. Quant à Fleurytank, pour nous c'était juste une gentille dame qui nous donnait des bonbons et invitait les grands chez elle pour prendre le thé. Il les aimait bien assez jeunes, bien fermes. Vers 15 ans tu vois. Puceaux, obligé. Avec le recul, je me dis que c'était un sacré salopard, le Fleury... Mais bon, dans cette histoire, c'est plus ou moins un "gentil", alors je vais pas salir son image plus que ça.
Toujours est-il que les démonis savaient que Fleurytank se trouvait dans ce bled. Greed m'a appris plus tard qu'à l'origine, c'était Vodkice qui aurait du venir le liquider. Mais finalement, ils nous ont envoyé Bart. Don 'Molotov' Bart. Autant te dire qu'il ne devait y avoir aucun survivant. Bart. Un vrai malade. Y'a quelques années, Greed m'a parlé de lui. Il ne faisait pas dans la dentelle. Un lieutenant de Might à liquider? Pas de problème, par acquis de conscience, on va rayer le village de la carte. C'était son raisonnement. Avant de s'attaquer à notre école moisie, il avait déjà massacré au sabre des dizaines de familles. Mais sa spécialité, c'était le cocktail molotov. Dans sa sacoche, t'avais des dizaines de fioles d'alcool-essence-poudre noire, et des chiffons prêts à l'emploi. Il aimait bien faire péter les murs avant d'arriver. 'Faut les prévenir, c'est plus humains', qu'il disait. Enfin ça, c'est Greed qui me l'a raconté. Et je vois pas pourquoi il m'aurait menti... Là dessus en tous cas.
Donc je l'ai vu rentrer, là comme ça, super classe. Je me suis même demandé pendant un petit instant si c'était pas un héros tu vois. Un mec qui venait nous sauver des flammes et de l'explosion. Mais quand j'ai vu son sabre, j'ai compris qu'il y avait mieux à faire que de lui sauter dans les bras. T'as de la jugeote, à dix ans, mine de rien. Je me suis planqué sous le bureau du prof. Il m'a pas vu. J'en suis certain. Sinon je serais pas ici à te raconter ma vie. Moi je l'ai vu par contre. Ca m'a marqué, va savoir pourquoi. Il s'est fait tout les survivants au sabre. Je me souviens qu'il y avait quelque chose d'artistique dans son style. Il avait beau faire pleuvoir le sang, son costard restait toujours impeccable. Tu me connais, le sabre, ça me connait un peu. J'ai jamais réussi à sortir d'un combat à mort sans ressembler à un représentant pour Ariel machine nouvelle formule. Et puis il est parti. Moi, j'osais pas bouger. Seulement voila, l'école prenait feu, petit à petit. Quand j'ai enfin percuté ça, il était trop tard. Une poutre a cédé, ou un truc du genre, et je me suis retrouvé bloqué, incapable de sortir, dans une sorte de prison de débris, protégé par le bureau. Mais un bureau en bois, ça brûle, tu vois. Ce jour là, j'ai vraiment cru que j'allais crever. Pour de vrai. Et c'est à cet instant précis que j'ai entendu une voix. Je croyais que c'était un ange, ou Dieu, ou un truc comme ça... Mais non, c'était une voix de fille.
Cette vois, je m'en souviens bien. 'Le salaud... Même les enfants...' J'ai hurlé au secours. Et le petit miracle, c'est que la voix m'a entendu. On a échangé quelques mots en criant, et elle a dit qu'elle allait me sortir de là. Je sais pas comment elle a fait, mais elle est arrivée à se dégager un passage au moment où l'air commençait à devenir irrespirable. J'ai eu de la chance ce jour là. A tous les niveaux. Tu te rends compte? Si c'était un film, je me dirais que c'est un scénario bidon, beaucoup trop gros pour être vrai. Et cliché en plus. Mais c'est comme ça.
Elle était belle. C'est tout ce dont je me souviens. Une vingtaine d'année. Je crois que j'ai du avoir ma première érection quand je l'ai vue. Non je déconne. Mais elle aurait fait bander un mort, cette nana. Habillée comme dans les nanars de série B, tu vois le genre? En cuir et tout, façon section féminine de choc... Y'avait une mitraillette dans son dos. Elle m'a porté dehors. Je me rappelle avoir vu le bâtiment s'écrouler. Elle a essayé de me rassurer. Qu'il ne fallait pas s'en faire pour mon papa et ma maman. Je lui ai répondu que j'étais orphelin, ça l'a mis sacrément mal à l'aise. Elle m'a dit qu'elle s'appelait Light, et qu'elle allait me protéger, mais qu'elle devait d'abord s'occuper de l'homme qui avait fait tout ça. Et puis elle m'a demandé si je connaissais Fleurytank. Je l'ai guidée jusqu'à chez lui. C'est là bas qu'on a retrouvé Bart. Il sortait de la maison qu'occupait le lieutenant, avec à la main... Ni plus ni moins que sa tête. Ce gars là avait eu la tête du héros Fleurytank... Il a pas eu le temps de s'en réjouir. A peine a-t-il eu le temps de nous voir qu'il avait déjà pris six balles en pleine tête. Light tenait un flingue à deux mains, je sais pas d'où elle le sortait... Un magnum, je crois bien. Ca m'a rappelé la scène dans Indiana Jones, où le méchant fait tournoyer son sabre comme un dément, et où le gentil l'abat d'un simple tir de pistolet. La même. Le méchant Bart s'est fait descendre par Indiana Light. C'était elle tout craché ça. Simple, froid, efficace.
La suite, tu la connais. Light m'a ramené avec elle à Might City. Elle m'a confié à toi, et puis elle est allé louer ses services à Might. Pour remplacer Fleury, sans doutes. La guerre civile a pris fin grâce à Patouzarre, les trashiens ont été repoussés... Tu m'as appris à me battre, tout ça... Mais aujourd'hui, tu vois, je me souviens d'elle. je sais pas trop pourquoi. J'avais envie de te raconter le début de ma vie, en fait... T'en as jamais rien su, finalement. Allez, je vais pas m'éterniser moi..."
La patate au chapeau se releva. Autour de lui, le cimetière baignait dans une atmosphère des plus lugubres. Il aimait bien ça. Ca avait quelque chose de reposant. A califourchon sur la tombe, il avait passé une bonne partie de la nuit à raconter sa vie à un mort. "Je m'arrange pas, moi...", songea-t-il. Et puis il tourna les talons et s'en alla. Il ne vit jamais l'inscription presque effacée briller un court instant. Chouchou.
[b]Fin du dossier A1.[/b]
Message édité le 7/12/2010 à 18:50.
Message édité le 7/12/2010 à 22:01.
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